VERS UNE VIE PLUS ETHIQUE

          Le Mahatma GANDHI était persuadé que « l’évolution spirituelle implique, à un certain moment, d’arrêter de tuer les êtres vivants que sont les animaux simplement pour satisfaire nos désirs physiques ». Cette pensée, fortement ancrée dans la culture hindoue puisque les animaux y sont vénérés et considérés comme l’égal de l’homme était assez minoritaire en occident et ce jusqu’à récemment. Dernièrement, il me semble que nous sommes en train d’assister à un changement progressif dans les mentalités, comme si nous étions en pleine période de transition au cours de laquelle l’occident commence (enfin) à comprendre que l’humanité ne pourra pas perdurer si nous ne changeons pas notre mode de vie de façon durable. Ainsi, de plus en plus de personnes s’engagent et témoignent de leurs expériences en tant que flexivore, végétarien, végétalien, vegan ou bien même d’éco-responsable. De plus, on assiste à une émergence d’articles sur les bienfaits de ces modes de vie ainsi que d’ouvrages de recettes permettant d’éviter certaines carences qui pourraient se développer à long terme, ce que je trouve extrêmement positif. En effet, si les médias commencent à parler de ces modes de vie – encore qualifié d’ « alternatifs » – ces derniers atteindront un public plus large et pourront, de ce fait, se développer à une plus grande échelle. Effectivement, pour qu’une idée soit popularisée, il est nécessaire qu’elle fasse parler d’elle, il ne faut donc pas confondre « effet de mode » et « prise de conscience » insufflée par la médiatisation d’une idée, comme c’est trop souvent le cas en ce qui concerne les régimes alimentaires « alternatifs ».

          Quitte à aborder le sujet de ces différents régimes alimentaires existants, autant commencer par reprendre les bases – parce que chaque définition ne parle pas forcément à tout le monde – en récapitulant leurs spécificités. Je ne m’attarderai néanmoins pas sur ce qui concerne le port de fourrure, de laine, ou encore de cuir ou bien l’utilisation exclusive de produits « cruelty-free » (littéralement « dénués de cruauté », pour les non-avertis) car il me semble que chacun fait en fonction de ses convictions et de ses moyens ; il ne me parait donc pas choquant qu’un flexivore refuse de porter du cuir tandis qu’un végétalien n’ait pas de problème à porter de la laine (Coline et Didi en ont d’ailleurs parlé suite à de multiples critiques qu’ils ont reçu ; je ne peux que te conseiller de regarder leurs vidéos qui incitent à la tolérance et au respect des convictions de chacun).

  • Omnivore : se dit d’une personne qui mange « normalement » selon les critères actuels, c’est-à-dire qui consomme des produits issu de l’exploitation animale sans modération ;
  • Flexivore : se dit d’une personne qui a décidé de réduire sa consommation de viande et de poisson sans arrêter d’en manger complètement ;
  • Végétarien : se dit d’une personne qui a décidé de ne plus consommer de viande et de poisson ;
  • Végétalien : se dit d’une personne qui a décidé de ne plus consommer aucun produit animal ou issu d’un de ces derniers, ce qui signifie qu’elle ne consomme plus de viande, plus de lait, plus de miel, de beurre etc ;
  • Vegan : se dit d’une personne végétalienne qui a décidé, en plus de la modification de son alimentation, de changer son mode de consommation en n’achetant plus aucun produit ayant nécessité l’utilisation d’un élément animal comme des chaussures en cuir, des produits utilisant de la colle contenant de la graisse animale etc.
Zoodles with mushrooms

Nouilles aux champignons et à la courgette, le tout agrémenté de basilic

          Ces différents régimes qui, comme vous l’avez compris, sont assez variés et impliquent tous de renoncer plus ou moins radicalement au mode de vie avec lequel nous avons grandit – le tout pour des raisons politiques ou tout simplement éthiques – est encensé par les experts. En effet, de multiples études (qui ont évidemment été ignorées puisqu’une partie de la population préfère s’empoisonner en allant dans des fast-foods tous les deux jours par flemme de cuisiner plutôt que de changer très légèrement son mode de vie pour vivre plus longtemps) ont prouvées que manger de la viande trop régulièrement était très mauvais pour le corps humain et que cela augmente le risque de maladies cardiovasculaires mais également de cancer du sein pour les femmes. De plus, il faut prendre conscience que ces modes de vie permettent une relative récupération de l’espace qui devient de plus en plus difficile à trouver au vu de l’augmentation constante de la population mondiale et de son envie d’accroître sa puissance.

          Pour ma part, j’ai passé le cap et me suis convertis – choisir un terme connoté religieux n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus approprié et risque d’attirer les réfractaires qui considèrent que tout régime « alternatif » est une secte mais le fait est que remettre en cause l’éducation alimentaire à laquelle nous avons été habituée relève plus d’une conversion que d’une simple décision prise sur un coup de tête – au cours de l’été 2016 et tente, depuis ce jour, de consommer de façon respectueuse de tous les êtres-vivants ainsi que de manière éco-responsable. Je ne consomme donc plus de produits issus de la souffrance animale et tente d’acheter un maximum de produits locaux pour éviter la pollution que provoque l’importation. Cette transition résulte d’une prise de conscience des conditions de vie dans lesquelles sont élevés et abattus les animaux destinés à la production de denrées alimentaires ou bien d’objets du quotidien. Depuis ce jour, il m’est devenu impossible de consommer de la chair animale et très difficile d’acheter un produit issu de la souffrance de ces derniers comme c’est le cas de certains  vêtements ou cosmétiques. Cela ne m’empêche pas de cuisiner de la viande pour mes proches omnivores, simplement je refuse de participer au financement du système d’élevage et d’abattage des animaux ainsi que de consommer les restes d’un ancien être-vivant, je n’en achète donc pas et me refuse à en manger. D’autre part, j’ai décidé de limiter – dans un premier temps car je compte arrêter complètement à terme – le port de vêtements ou bien de chaussures en cuir et laine car je pars du principe que si je refuse de manger des animaux, je ne vais pas les porter sur moi pour me couvrir. Je n’ai néanmoins pas jeté les biens que je possédais auparavant et continue de m’en servir, seulement je n’en achèterai plus – sauf dans les friperies car c’est écolo. Evidemment, pour poursuivre dans la même logique, je n’utilise plus aucun produit testés sur les animaux – ce qui est mine de rien assez difficile à trouver ; heureusement que le fantastique site maviesanscruaute.fr propose une liste très complète de produits « cruelty-free » disponibles dans le commerce – ce qui n’est pas une mince affaire puisque, pour être vendus dans certains pays comme la Chine, un produit doit systématiquement avoir été testé sur les animaux, ce qui élimine pas mal de grandes marques. De plus, certaines entreprises se donnent une image écolo et « cruelty-free » alors qu’elle appartiennent à de gros groupes qui n’hésitent pas à importer des produits qui viennent du bout du monde et à les tester préalablement sur certains animaux (je vous laisse jeter un œil à la vidéo de La Cosméthèque qui porte sur ce sujet afin d’en savoir plus et d’avoir un début de réflexion sur s’il faut continuer d’acheter leurs produits ou non). En somme, il faut être vigilant.

          Cette transition fut, pour moi, assez simple car elle s’est faite naturellement : une fois la prise de conscience faite et la nouvelle annoncée à mes proches, je n’ai plus mangé une seule bouchée de nourriture animale et ai cessé tout comportement qui ne correspondait pas aux valeurs que je défends. J’ai néanmoins attendu quelques mois pour devenir une végane à part entière, ne voulant pas précipiter les choses et baisser les bras après coup. J’ai donc commencé par devenir végétarienne et me suis renseignée auprès de professionnels de la santé ainsi que par le biais de différents ouvrages pour finalement effectuer ma transition vers le véganisme. Je pense toutefois que je suis une exception au vu de ce que j’ai pu lire ou bien de ce que m’ont rapporté mes amis (Margaux a d’ailleurs fait une excellente vidéo sur son combat pour devenir végétarienne, tout comme La Cosméthèque qui parle, quant à elle, du véganisme. Si vous essayez de changer votre mode de consommation et que vous avez du mal à le faire, je vous conseille ces deux chaînes qui m’ont pas mal guidées au cours de mon propre parcours), c’est donc pour cela que j’ai décidé de consacrer l’article d’aujourd’hui aux régimes « alternatifs » qui m’ont, pour ma part, permis de vivre de façon plus éthique et plus en accord avec ma façon de penser. En effet, étant donné que ces modes de vie ont tendance à se développer, il me paraissait pertinent d’y consacrer quelques lignes afin de montrer quelles sont les conséquences de ces régimes sur l’homme mais aussi sur la planète lorsqu’ils sont pratiqués à grande échelle, à la fois pour informer ceux qui ne s’y connaissent pas vraiment sur le sujet mais aussi, pourquoi pas, pour motiver certains qui auraient envie de faire leur propre transition mais qui ont du mal à y parvenir. Je m’excuse néanmoins pour le manque de structure dans cet article, lequel visait à introduire un sujet qui, je pense, occupera une certaine place sur ce site.

Une remarque ? Une question ? Tu peux t’exprimer via les commentaires qui n’attendent plus que toi !

Fiona GILLARD

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4 réflexions sur “VERS UNE VIE PLUS ETHIQUE

  1. Les idéaux du cœur dit :

    Ton article m’a appris que j’étais flexivore, je ne le savais même pas !
    Avant je pensais que c’était à chacun de décider de manger ou non des animaux, étant donné que les animaux aussi se mangent parfois entre eux. Maintenant je suis toujours pour que chacun mange à sa façon en respectant ceux qui font d’une manière différente, mais je me dis aussi qu’il serait assez symbolique et bon que l’humain, l’espèce qui contrôle le monde, décide de ne plus manger d’animaux. Cela serait une vraie et belle évolution.

    Ce qui est certain c’est qu’il faut arrêter de faire souffrir les animaux ou de se distraire à leurs dépens. Même ceux qui doivent passer par l’abattoir ne doivent pas être traités comme ils le sont souvent. Il y a encore beaucoup à faire partout dans le monde pour les animaux.

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    • Fiona Gillard / ImpensablesPensées dit :

      Le fait que tu dises que les humains contrôlent le monde me dérange dans le sens où tu établis une hiérarchie entre les espèces. Pour moi, nous ne sommes que des habitants de passage sur la Terre et nous devrions vivre en paix tous ensemble sans chercher à dominer quoi ou qui que ce soit car nous n’avons aucune légitimité à cela. Après, je suis d’accord avec toi dans l’idée que l’on fait subir des conditions de vie lamentables aux animaux actuellement et qu’arrêter de les manger est une bonne chose dans le sens où on les libère d’un statut de simple esclave qui vit dans le seul but de nous nourrir.

      Aimé par 1 personne

      • Les idéaux du cœur dit :

        Quand je dis que les humains contrôlent le monde, je ne dis pas que je suis d’accord. Pour moi les humains ne sont pas supérieurs aux animaux et rien qu’en disant cela je sais que beaucoup de monde se moquerait de moi.
        Mais le fait est là même s’il est dérangeant : les humains ont la mainmise sur la planète et sont les seuls à vraiment décider de son avenir, les animaux ne peuvent que subir les décisions vu que ces dernières sont souvent mauvaises. 😦

        Aimé par 1 personne

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