SORTIR DU SILENCE

  • Cet article est dédié à mes proches, dont la parole me fait me remettre en question chaque jour pour devenir une personne meilleure.

           Longtemps, j’ai essayé d’écrire pour convaincre ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi, les sceptiques comme je les appelais. Je souhaitais leur montrer la voie que je pensais être la meilleure à suivre et me lançais dans des débats interminables face à des personnes qui ne partageaient pas mon point de vue et qui ne souhaitaient pas ne serait-ce qu’essayer de le comprendre. Mon but était d’éduquer la « masse », car je me voyais comme un esprit éveillé qui détenait la Vérité, et je restreignais mon écriture aux sujets que je considérais comme utiles. En somme, je me forçais à rentrer dans une case, une façon de penser bien précise pour ne pas me contredire, le tout dans le but de transmettre une parole que je voyais comme salvatrice. Seulement un jour j’ai craqué ; je me suis rendue compte que j’étais aussi enfermée dans mes idées que ceux que je méprisais, que je limitais ma réflexion au lieu d’essayer de la développer et que je m’enfermais dans des idéaux qui ne me ressemblaient finalement pas tant que ça. Une fois cela réalisé, je n’ai plus voulu écrire, me voyant comme quelqu’un d’hypocrite qui juge les autres sans jamais se remettre en question elle-même. Je suis donc rentrée dans une phase de retrait pendant laquelle je me suis efforcée d’observer ce qui m’entourais ; je continuais de militer chaque jour pour les causes qui m’importaient, mais en silence, loin des réseaux sociaux ou des médias en général. Au quotidien, j’observais le monde dans lequel je vivais, de plus en plus persuadée que peu importe ce que je pourrais dire ou faire, rien ne changerait. Pour moi, l’humanité courrait à sa perte et il était impossible d’inverser le cours des choses. Il ne me restais plus qu’à m’asseoir sur un banc pour observer le monde s’autodétruire en me répétant que j’ai essayé de le prévenir des dangers qu’il courait. Pour résumer, j’étais dégoûtée par la décadence de la pensée que j’observais, car j’étais toujours coincée dans un mécanisme de jugement d’autrui. Ca m’a pris du temps mais j’ai réussi à me débarrasser de ces mauvais réflexes, grâce à de fabuleuses rencontres que j’ai pu faire et qui m’ont ouvert les yeux. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir dire que je suis sortie de ce cycle infernal : je n’émets plus de jugement. J’ai un avis qui m’est propre, qui n’est affilié à aucun parti politique ou à aucun courant de pensée en particulier et le partage uniquement avec ceux qui souhaitent m’écouter. Je n’essaye plus d’imposer mon avis et prends le temps d’écouter les autres afin de voir ce qu’ils ont à m’apporter. Soit, je suis toujours profondément dégoûtée par la société malsaine dans laquelle nous vivons mais je suis animée par l’espoir, ce grâce aux personnes que je rencontre. J’en suis désormais persuadée, un jour le monde dans lequel nous vivons changera. Les personnes qui veulent mettre un terme à cette vie qui est régie par l’argent et où une élite gouverne tout le reste de la population prendront officiellement la parole et se feront entendre. Ne renonçons donc pas à nos idées et exprimons les, le tout dans le respect d’autrui. Voici ma nouvelle ligne directrice, que j’espère que vous apprécierez.

Une remarque ? Une question ? Tu peux t’exprimer via les commentaires qui n’attendent plus que toi !

Fiona GILLARD

Publicités

7 réflexions sur “SORTIR DU SILENCE

  1. Les idéaux du cœur dit :

    Il est vrai que ce n’est pas une bonne chose d’être coincé dans ses convictions. Mais si l’on est du bon côté, que l’on lutte pour l’égalité, contre les discriminations et tout ce qui cause du mal à des gens innocents ? C’est dur de se remettre en question sur ça, à mon avis on peut se remettre en question soi-même dans d’autres domaines sans changer son point de vue sur les sujets essentiels. Sur ces sujets essentiels on peut essayer de s’améliorer, de chercher le moindre petit détail à l’aide des autres pour nous permettre d’améliorer ce que l’on veut mettre en place, ou plutôt ce que l’on rêve de mettre en place.

    Pour ma part j’ai fait des erreurs et je le regrette beaucoup. En revanche mes idéaux sont toujours les mêmes, je développe et j’avance sur chaque sujet en voyant ce qui se passe autour de moi ainsi que les opinions des gens.

    J'aime

      • Les idéaux du cœur dit :

        Je suis totalement d’accord avec ce que tu dis, c’est la bonne façon de faire. 🙂
        En fonctionnant ainsi, il ne reste pour moi plus qu’un seul (mais délicat) problème à régler avec les gens, c’est séparer en deux les sujets : ceux sur lesquels il ne peut pas y avoir de débat avec ceux sur lesquels il peut y en avoir. Et ça peut être difficile de s’accorder sur ça malheureusement.

        J'aime

      • Les idéaux du cœur dit :

        Je vais essayer de mieux m’exprimer, mais ça risque d’être un peu long. ^^
        Je vais donner un exemple bête, il est vraiment bête mais c’est pour prouver que dans une démocratie tout ne peut pas être sujet à débat. Le débat serait donc le suivant : est-ce qu’on doit autoriser le viol ?
        Voilà, la réponse est forcément non, et ce non n’empêche pas la démocratie, bien au contraire.
        Après il faut prendre des exemples moins bêtes et c’est là que ça devient dur de s’accorder pour diviser les sujets qui doivent être débattus ou non.
        Là ou ça me pose problème, c’est quand des gens pensent que des sujets peuvent être débattus alors que ce n’est pas le cas. Il devrait être interdit, par exemple, de débattre sur l’autorisation ou non du mariage pour tous. C’est quelque chose qui doit être autorisé, point. Sinon cela diminue les libertés de certaines personnes et c’est là que ça devient non démocratique.
        Il peut de toute façon y avoir débat sur des millions d’autres sujets, ou même sur des sujets importants du moment que l’on débat sur la meilleure façon d’y parvenir et non pas si l’on doit les autoriser ou non. Tout ce qui concerne l’égalité ou la discrimination doit être la base, celle que l’on doit établir pour de bon et ne pas toucher pour avoir une véritable démocratie.
        Et c’est justement ce que le monde ne fait pas, ce n’est jamais la priorité. Soit qu’on s’en fiche complètement, soit qu’on nous fait croire que c’est acquis alors que ce ne l’est pas. Pourtant, si on réglait ça, tout irait déjà beaucoup mieux.

        J'aime

      • Les idéaux du cœur dit :

        J’ai l’impression que mon commentaire n’est pas passé, je le remet en plus court.
        Je disais qu’il ne pouvait y avoir débat sur tout avec un exemple pour lequel on est forcé de répondre non dans une démocratie. Et je disais ensuite qu’il fallait répartir les sujets en deux, ceux ne pouvant être débattus formant la base de la démocratie et ce que l’on ne doit pas toucher. Par exemple l’égalité obligatoire et l’interdiction des discriminations, le seul débat sur ces sujets devrait être la meilleure façon de les améliorer et pas si l’on est pour ou contre. Car être contre c’est être contre la démocratie puisque la discrimination ou les inégalités sont des menaces pour la liberté de certaines personnes. Pour tout ce qui ne concerne pas ce genre de sujets je suis d’accord, il peut y avoir débat.

        J'aime

      • Fiona Gillard / ImpensablesPensées dit :

        Effectivement, je n’ai pas reçu ton commentaire à ce sujet. Pour moi, débattre de tout permet d’entendre le point de vue de chacun et de montrer à ceux qui ont une pensée extrême voire malsaine que cela est mal et néfaste pour l’humanité. Pour reprendre ton exemple, débattre de l’égalité entre les sexes est intéressant car cela permet de comprendre pourquoi certains sont contre et pourquoi pas, en leur expliquant nos raisons d’être pour, leur faire comprendre la nécessité de celle-ci et ainsi ne pas les laisser dans l’ignorance.

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s