ANNONCE

     Je passe mon concours dans deux mois ; mon rythme de travail est en train de s’intensifier tandis que le stress ne fait que monter crescendo. J’ai de plus en plus de mal à tenir tous mes engagements, soit le fait d’aller en cours, de garder des enfants mais aussi de travailler pour le blog ainsi que dans une maison de retraite. Entre toutes ces activités, il faut que je parvienne à trouver du temps pour dormir, mais aussi pour aménager de véritables plages de révisions afin d’être la plus prête possible pour le CRPE. De ce fait, j’ai pris la décision de faire une pause sur ce blog. Je ne sais pas si tu réalises à quel point c’est dur de t’annoncer ça ; j’y pense depuis déjà quelques semaines mais étais horrifiée à l’idée de te décevoir. En plus c’est assez risqué de faire une pause maintenant puisque je commence tout juste à retrouver un lectorat régulier. Je pense néanmoins que c’est nécessaire pour la réussite de mes projets professionnels ; j’espère que tu comprends. Pour tout te dire, l’an dernier, alors que je préparais le CAPES d’histoire-géographie, j’ai éprouvé le besoin de reprendre mon blog en main et de recommencer à publier de façon régulière à la suite de mon burn-out. J’ai été ravie de faire cela, ce n’est pas la question, mais pense, avec le recul, que cette initiative m’a pris du temps précieux dans le cadre de ma préparation de concours et ne souhaite pas commettre la même erreur. Je m’engage à revenir avec des articles d’un niveau supérieur après mes épreuves, mais en attendant je préfère te prévenir qu’il risque d’y avoir une période creuse sur le blog. Cet article est donc le dernier avant un moment, je te souhaite tout le bonheur du monde d’ici le prochain et espère que tu seras au rendez-vous. Merci d’être là.

 

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Fiona Gillard

IMPRESSIONS & FAVORIS DE JANVIER

     Le mois de janvier a été rude et j’ai bien cru qu’il ne se terminerait jamais. Il a pourtant commencé magnifiquement bien avec de doux moments en compagnie de l’amoureux mais cette ambiance a très vite laissé place à la violence de la reprise des cours et de mes concours blancs, aussi connus sous le nom d’Enfer sur Terre. Franchement, je trouve ça mesquin de nous mettre ce genre d’épreuves juste après les vacances de Noël ; tout le monde sait que s’il y a bien un moment dans l’année où on ne fait rien, mais alors vraiment rien du tout, c’est lors des fêtes de fin d’année. Personnellement, j’ai passé mes vacances à enchaîner les repas de famille ce qui fait qu’à la rentrée j’étais plus focalisée sur le fait que j’avais l’impression d’être devenue le bibendum Michelin (dysmorphisme bonjour) que sur mes épreuves qui approchaient (en même temps ces dernières ne comptent pas dans ma moyenne alors who cares ? – c’est le moment où j’espère qu’aucun de mes profs de l’ESPE ne verra cet article). La reprise des cours a donc été laborieuse et ne fut pas sans encombre ; d’autant plus que le véritable concours approche, accompagné du stress qui grandit un peu plus chaque jour. Autant te dire que ce n’est pas la joie ; j’essaye de relâcher la pression en faisant du sport (ce qui pourrait éventuellement améliorer mon estime de moi par la même occasion) mais ce n’est pas très efficace puisque je suis une fumeuse asthmatique. J’ai donc essayé de me réconforter par le biais de l’entertainment – et non de la nourriture car, comme je te l’ai dit, je considère que j’ai quelques kilos à perdre – ce qui fait que j’ai pas mal de choses à te présenter.

     Tout d’abord, je voulais te parler de deux vidéos de YouTubeuses que je n’ai pas l’habitude de suivre, soit Horia et EnjoyPhoenix. Je t’avoue que je ne regarde pas leurs vidéos car j’ai un peu de mal avec l’univers beauté, qui implique de la surconsommation soit l’inverse de ce à quoi j’aspire et qui m’a toujours paru artificiel. Néanmoins, en ce début d’année, j’ai vu les réseaux sociaux répéter en boucle que leurs vidéos de résolutions respectives étaient à regarder car elles montrent l’exemple, renouvellent l’image qu’on se fait des YouTubeuses beauté, etc. J’ai donc été y faire un tour et fût très agréablement surprise. En effet, dans leurs résolutions, Horia et EnjoyPhoenix ont expliqué que de par leur statut, elles reçoivent moules produits de la part des marques si bien qu’elles sont équipées pour au moins toute une vie. Le souci c’est qu’il ne se passe pas un jour sans qu’elles reçoivent de nouveaux colis de la part des agences de presse, ce qui fait qu’elles ont des produits en plusieurs exemplaires et sont incapables de tout utiliser dans les temps, voire même d’en faire bénéficier leur entourage et communauté. Pour remédier à cela, elles ont donc décidé de contacter les différentes marques qui leurs font ces cadeaux pour leur demander d’arrêter afin de ne plus surconsommer. Franchement, je ne peux que saluer cette initiative qui me ferait presque changer d’avis sur les YouTubeuses beauté. En ce moment j’ai l’impression que pas mal de créateurs remettent en question leur rapport aux marques et à la surconsommation et je trouve ça vraiment super ; est-ce que la cause environnementale aurait (enfin) trouvé des portes paroles qui la feront devenir un véritable enjeu sociétal ? Il est vrai que les influenceurs ont énormément d’influence sur les jeunes générations (d’où leur nom d’ailleurs), ce qui fait que leurs prises de position pourraient impacter le rapport des gens à la consommation. Vraiment, je ne vois que du positif à cette initiative et espère qu’elle va perdurer.

     Restons dans le YouTube game et dans le renouveau des YouTubeuses beauté avec une des dernières vidéos de Jenesuispasjolie, qui a mis en ligne un récit portant sur son avortement. Un tel contenu était vraiment inattendu mais j’ai été heureuse de voir un tel contenu envahir les chaînes de personnes d’influence (disons que ça compense les contenus stupides comme ceux qui perpétuent des clichés qui font complexer des générations entières de femmes) et plus particulièrement celles des YouTubeuses beauté que j’ai trop longtemps dénigré et qui aujourd’hui m’apparaissent de façon beaucoup plus positive. A l’heure où des abrutis – excuse-moi le terme mais il faut être réaliste – tentent de remettre en cause le droit à l’avortement, je pense qu’il est important de voir du contenu objectif sur un tel sujet afin de le rendre un peu moins tabou, alors merci Léa !

     Dans un autre genre – mais un peu similaire quand-même – j’ai découvert le stand-up dix ans après tout le monde, ce qui m’a inspiré pour la rédaction de mon article I am relatable. J’ai trouvé ce mode de communication véritablement fascinant et pense sérieusement à en reprendre certains codes dans le cadre de ma chaîne YouTube. Bref. J’ai particulièrement apprécié le spectacle de Shirley Souagnon (disponible sur Netflix) ainsi que ceux disponibles sur d’autres médias. En vrai, j’ai tellement adoré cette fille que j’ai regardé tout ce qu’elle a fait après ; elle m’a fait entrer dans l’univers. J’ai eu d’autres coup de coeur comme Marina Rollman ou Jason Brokerss dont je te reparlerai certainement plus tard, soit lorsque j’aurai regardé tout ce qu’ils ont fait au cours de leur carrière. En attendant, je ne peux que te conseiller d’aller regarder la série Humoristes du monde sur Netflix afin d’avoir un bon aperçu de ce qui se fait. Personnellement j’ai adoré ! J’ai également binge-watché la série You, qui dépeint une relation toxique entre une jeune femme et un homme qui est un IMMENSE psychotique et ai trouvé ce programme super. Si tu as un peu de temps devant toi, je ne peux que t’encourager à aller y jeter un coup d’oeil (c’est ce que j’ai dit à mon meilleur pote et il ne l’a pas regretté de ce qu’il m’a dit).

     A ce moment de l’article, tu dois sûrement te dire que j’ai passé le mois à regarder des vidéos (ce qui n’est pas complètement faux) mais en réalité pas que. En effet, suite à Noël je me suis acheté une Nintendo Switch et j’en suis totalement raide dingue ! J’ai déjà acheté approximativement trente six mille jeux et passe mes soirées à y jouer (ce qui n’améliore CLAIREMENT PAS ma qualité de sommeil, ne nous mentons pas). Je crush plus particulièrement sur Mario Odyssey et Inside, que je vous conseille fortement si vous en avez l’occasion.

      Toujours dans la catégorie jeux (de société cette fois), j’ai reçu le Bonhanza, ou Bizness des haricots en français, à Noël et depuis j’y initie absolument tout le monde. Dès le lendemain des fêtes, j’ai effectué quelques parties avec ma soeur et mes cousins et nous sommes tous devenus accro ; le but est de cultiver le plus de haricots possibles pour gagner un maximum d’argent et devenir le maître du monde (bon d’accord, j’extrapole un petit-peu mais l’idée est là ; pour résumer c’est un bon gros jeu capitaliste, ce qui ne l’empêche pas d’être plaisant). Tout se joue au niveau des négociations et certaines des personnes avec qui j’ai eu l’occasion de jouer sont vraiment rudes (pas vrai chéri ? Pas vrai Martin ?) donc c’est un véritable défi.

     Dans un genre un petit peu plus sérieux, j’ai commencé la lecture de Zéro déchet, mode d’emploi et je trouve cet ouvrage très instructif. Il donne de très bon conseils pour réduire son impact environnemental et donc contribuer à préserver la planète, cela à différents niveaux, ce que je trouve particulièrement cool. Je pense très sincèrement que je te reparlerai de cet ouvrage voire te présenterai quelques idées qu’il donne dans un prochain article ou, qui sait, dans une future vidéo car, comme tu le sais, je suis très intéressée par tout ce qui est lié à l’écologie.

       Sur ces bonnes paroles, je retourne mourir sous mes draps, puisqu’en ce moment ma santé n’est clairement pas au beau fixe. J’espère que tu as passé un bon mois de janvier et que tu tiens le coup malgré le froid. A la semaine prochaine !

 

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Fiona Gillard

GILLETTE & LA MASCULINITE TOXIQUE

     « Gillette, la perfection au masculin« , c’est une phrase qui est gravée dans la tête de toute personne qui a un tant soit peu regardé la télévision au cours des trente dernières années (oui, j’ai vérifié). Pourtant, la marque a fait le pari d’opérer un virage à 90 degrés la semaine dernière en dénonçant, dans sa nouvelle campagne, la masculinité toxique (comme quoi les discours féministes commencent à se faire entendre !) et en changeant dans le même temps leur slogan pour « nous y croyons : l’homme peut être le meilleur« . Mais si on s’intéressait à ce qu’est la masculinité toxique et ce qui se cache véritablement derrière cette campagne ?

     Le terme de « masculinité toxique », utilisé dans les cadres de la psychologie et des études de genre, désigne certains traits du comportement masculin occidental qui sont vus comme inhérent à son genre – et donc globalement acceptés sous couvert de la phrase « les hommes resteront des hommes » – alors qu’ils sont une construction patriarcale et qu’ils engendrent des impacts négatifs sur la société, les femmes et les hommes eux-mêmes. Bien sûr, le concept de masculinité toxique n’est pas destiné à diaboliser les hommes ou les attributs masculins ; au contraire, il tend plutôt à mettre en évidence les effets nocifs de la conformité à certains idéaux traditionnels comme la domination, l’autosuffisance, et la compétitivité. Parmi les comportements dénoncés, le principal est l’injonction à la violence. Cette dernière leur est transmise dès l’enfance, le tout aussi bien envers les autres hommes que les femmes , elle inclut donc le fait de commettre des agressions sexuelles ou d’avoir recours à la violence domestique en plus de la tendance à se bagarrer. On est donc en plein dans l’imaginaire diffusé habituellement par Gillette, qui avait prit l’habitude de montrer des hommes forts et musclés pratiquant des sports de combat pour exhiber leur force. Pourtant, avec leur nouvelle campagne, les choses changent.

 

     En effet, le ton est donné dès le début du spot publicitaire qui demande, au lendemain du scandale #Metoo, « est-ce vraiment ce que l’homme peut être de mieux ? Vraiment ? Nous ne pouvons pas l’ignorer. Cela dure depuis trop longtemps. Nous pouvons en rire, donner les mêmes excuses. ‘Les hommes seront toujours des hommes.’ Mais des choses finissent pas changer. Dites juste ce qu’il faut. Agissez comme il le faut. Certains le font déjà. Certains font de grands gestes, ou des plus petits. Mais ce n’est pas suffisant. Parce que les garçons qui nous regardent aujourd’hui seront les hommes de demain« . On ne va pas se mentir, c’est osé. Autrefois connue pour ses publicités virilistes, la marque a choisi de désormais lutter contre la masculinité toxique en mettant en exergue les hommes qui « se comportent bien » afin que les nouvelles générations soient à la hauteur du changement sociétal qui s’est opéré suite aux différents mouvements féministes. Gary Coombe, le président de P&G Global Grooming, a déclaré que « en se responsabilisant les uns les autres, en éliminant les excuses aux mauvais comportements et en apportant son soutien à une nouvelle génération qui travaille dur dans l’espoir d’atteindre ‘sa perfection’, nous avons le pouvoir de créer un changement crucial ces prochaines années » ; « beaucoup d’entre eux se retrouvent à la croisée des chemins, sont tiraillés entre le passé et une nouvelle ère de la masculinité. Alors qu’il est clair qu’il faut que cela change, la manière d’initier ce changement est moins évidente. Cela paraît monumental, cela semble effrayant. Alors, faisons-le ensemble ». Ce qu’il annonce à demi-mot dans ce communiqué, c’est que la marque s’engage à verser 3 millions de dollars, le tout sur 3 ans, à des ONG américaines qui oeuvrent pour l’arrêt des violences faites aux femmes ; la première association qui bénéficiera de ce projet sera Boys & Girls Clubs of America, qui enseigne aux enfants comment dialoguer. Franchement, ce projet est très louable et je suis heureuse de voir qu’il a bien été accueilli par le public visé :

https://twitter.com/louiesderangem1/status/1085263760787419136?s=21

      Ah… En fait non. Tu l’as certainement vu sur les réseaux sociaux, la campagne a été extrêmement mal accueillie si bien qu’un boycott de la marque a été organisé par certains hommes qui affirment qu’elle « utilise #Metoo pour chier sur tous les hommes ». Je ne vais pas te le cacher, cette réaction me fait bien rire. Pourquoi ? Mais tout simplement parce que ce spot publicitaire – qui est très louable, je le rappelle avant de commencer à cracher dessus – pourrait au contraire être résumé à un énorme « Not all Men » (« pas tous les hommes » pour les non-anglophones. En effet, dans cette campagne, la marque ne cesse de rendre hommage aux hommes qui ont une influence positive sur la société, le tout dans le but de montrer qu’il est possible d’être un mec bien, ce qui est génial seulement ça me pose problème car, pour moi, le fait de ne pas harceler les femmes et de se comporter de façon normal ne devrait pas avoir besoin d’être salué. Je te donne un exemple pour que tu voies mieux ce que je veux dire : imagine si on remerciait toutes les personnes qui ont la décence de ne pas lâcher d’immenses caisses puantes dans le métro ? Ce serait ridicule non ? Eh bien pour moi, là, c’est pareil. On ne le dira jamais assez, le fait de ne pas harceler ou agresser de femmes est normal, il me semble donc illogique de remercier ceux qui ne se comportent pas comme des porcs. D’autre part, je suis mal à l’aise avec le fait qu’une publicité répondant à #MeToo et s’en vantant soit dénuée de femmes (et ce même si elle est destinée aux hommes), comme l’a dénoncé Sirena Bergman. Elle affirme que certes, « le message disant qu’un homme doit être un allié du féminisme est présent et c’est important, mais cela ne représente que quelques secondes de la campagne. Ensuite, le mouvement #MeToo est oublié et le reste de la vidéo nous montre des hommes et des petits garçon à qui on dit de ne pas se battre » (j’ai traduit ses propos moi-même, l’article original – en anglais – est disponible ici), ce qui n’a plus aucun rapport avec le mouvement #MeToo. Personnellement, je trouve cela dérangeant car ça donne l’impression que la marque Gillette surfe plus sur la vague de popularité qui a suivi la mise en place de #MeToo plutôt que de véritablement soutenir l’initiative, alors qu’elle est pourtant significative et ne peut se résumer à un effet de mode.

      Pour résumer, même si l’idée de la campagne et les sujets qu’elle aborde sont louables, c’est un souci qu’un mouvement visant à ce que les femmes prennent confiance en elles et osent dénoncer les hommes qui leur ont fait du mal ne parle que des hommes. Cette publicité obtient donc un « peut mieux faire » (on sent la future prof là, non ?) selon moi, car je suis persuadée que les hommes peuvent être bien plus que des « non-harceleurs » et qu’ils peuvent contribuer à la mise en place d’une véritable égalité entre les sexes. Je ne puis néanmoins que soutenir ce genre d’actions – et t’inciter à aller voir ce qu’ils en disent sur leur site Internet – qui peuvent influer sur le comportement des futures générations qui verront ce spot.

 

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Fiona Gillard

I AM RELATABLE

     La semaine dernière, j’ai posté une story Instagram où je disais être en train de regarder le nouveau one-woman show de Ellen DeGeneres, une humoriste américaine qui présente son propre talk-show depuis plusieurs années. A cette occasion, une copine m’a envoyé un message pour me proposer de faire un article dans le même genre que son spectacle. J’avoue qu’au départ, j’ai été un peu désarçonnée, ne sachant pas trop ce que je pourrais bien avoir à raconter. Pourtant, plus j’y ai réfléchi plus l’idée m’a tentée ; après tout c’est un véritable défi que de faire du stand-up à l’écrit. Enfin bref, finalement, après quelques verres de vin (n’oubliez pas de boire avec modération, gngngn), j’ai été plutôt inspirée et ai commencé à écrire des trucs qui pourraient éventuellement te divertir. Pour cela, j’ai repensé au jour où j’ai parlé de ma jeunesse – parce qu’on le sait, après 20 ans une femme est bonne à jeter, pas vrai Yann Moix ? – à ma petite sœur et à la réaction qu’elle a eu quand elle a comprit ce que ça avait été de grandir dans les prémices des années 2000. Parce que oui, c’était une époque un peu spéciale alors j’ai eu envie de l’évoquer avec toi ; c’est un peu risqué car je ne sais pas si tu l’as vécue ou non. Dans tous les cas, j’espère que j’arriverai à être assez relatable pour que tu réussisses à apprécier ma peinture de cette époque (c’est à ce moment-là que j’imagine les historiens du futur – bel oxymore – utiliser mon texte comme source pour des recherches portant sur notre présent, arrêtez moi s’il vous plaît ou je vais partir dans tous les sens). Sans plus attendre, voici donc l’histoire d’une personne lambda, faisant partie des dinosaures parmi les millenials et des bambins parmi la génération y – parce que oui, personne n’arrive à se mettre d’accord sur la catégorie à laquelle ma tranche d’âge appartient – le tout à la manière d’Ellen DeGeneres. Ah non attends, encore une chose avant de vraiment commencer mon déballage d’anecdotes : sache que lors de l’écriture de cet article, je me suis posée avec du Diam’s dans les oreilles afin de me remémorer de vieux souvenirs. Après tout, cette artiste est la première qui m’a fait dandiner des fesses, le tout alors que j’étais en primaire. D’ailleurs, si tu veux faire comme moi et te mettre dans l’ambiance pour ta lecture, tu peux tout à fait mettre ma playlist des chansons de merde des années 2000 en fond sonore (et tant qu’à passer sur ma chaîne YouTube… tu pourrais peut-être en profiter pour t’abonner, tu ne crois pas ? Je sais, ce n’est pas très subtil mais si jamais tu apprécies cet article je suis certaine que tu vas aimer mon concept !).

     Commençons par peindre le décor : étant née en 1996, très bonne année pour les vins même si ce n’est pas le sujet, je fais officiellement partie de la génération des millenials – cela même si je suis née avant le nouveau millénaire, c’est illogique. Après, personnellement, je ne me reconnais pas vraiment dans cet ensemble – que j’associe plutôt à ma petite sœur lycéenne – et me sens condamnée à errer entre deux décennies. C’est embêtant, franchement. Je pense donc qu’on devrait trouver un nom pour les personnes dans ma situation ;  ceux qui sont entre deux époques. J’y ai donc réfléchi et ai une proposition : je pense qu’on ferait mieux d’appeler les gens de mon âge la « génération Skyblog ». Pourquoi ? Mais parce que ce site, on y a pratiquement tous trainé lorsqu’on était (trop) jeunes ; c’était les prémisses des réseaux sociaux version hyper-narcissiques, une sorte d’ébauche de TikTok, tu vois le délire ? En plus, à cette époque-là, Internet n’était encore qu’un bébé, c’était tout nouveau et les gens ne savaient ni s’en servir ni quels dangers cela pouvait comporter. Et nous, la « génération Skyblog » you know, on était jeunes, cons, on ne savait pas ce qu’on faisait. Du coup, sans aucunement réfléchir à ce que cela pouvait impliquer, on a posté des photos de nous gamins sur cette plateforme. A cause de ça, maintenant, on est condamnés à les subir jusqu’à ce qu’Internet soit purgé, ce qui fait qu’à tout moment, mon employeur (l’Etat inch’Allah) pourrait tomber sur des photos de moi à ma période emo, ou pire sur des photos de moi à l’école primaire. Oui parce que la folie Skyblog a commencée alors que ma génération était très (TRES) jeune ; de ce fait, on était inconscients et n’avions aucune limite. Par exemple, je me souviens d’un mec qui était avec moi à l’élémentaire – que je ne salue pas s’il passe par-là btw, puisqu’il fait partie des gens dont je parlais dans mon article sur le harcèlement scolaire – qui avait laissé un message sur sa page publique disant « j’ai envie qu’on reste en contact même si on rentre en 6e, du coup je vous laisse mon numéro de téléphone » et ce c*n l’avait mis en ligne. IL A MIS SON P*TAIN DE NUMERO DE TELEPHONE SUR INTERNET ET PERSONNE N’Y A VU DE PROBLEME. C’est choquant non ?

En fait, quand j’y réfléchis, on était les meilleures proies pour les pédophiles. A l’époque, la génération de nos parents nous disait de nous méfier des gens qui nous proposaient des bonbons dans la rue mais ils ne se doutaient pas que des mecs de 30 piges trainaient sur nos chats pour complimenter nos photos alors que nous n’étions même pas pubères. Personnellement, je me souviens parfaitement que ma meilleure amie de l’époque et moi avions sympathisé avec un travesti qui nous disait vivre dans une caravane jonchée de préservatifs usagés et nous n’y voyions aucun problème alors qu’aujourd’hui, rien que le fait d’y penser me fais froid dans le dos. Après, il y avait aussi de bons côtés. Moi, la première personne que j’ai galoché, je l’ai rencontrée sur Skyblog (franchement, c’est quoi le pire entre se rencontrer sur Tinder ou Skyblog ? Moi j’ai ma petite idée). On vivait dans des villes voisines et on a commencé par parler musique avant de nous complimenter sur nos styles respectifs (je rappelle que j’étais emo à l’époque, EMO, comment pouvait-on me complimenter sur mon style ?). Ensuite, une fois qu’on a eu dépassé le stade de la flatterie, on a commencé à discuter via MSN. Ah, MSN, toute une époque (ma soeur ne connaissait pas ce site, je ne te cache pas que je me suis sentie vieille) ! On apprenait à nous connaître, le tout entre deux wiz qui étaient, osons le dire, un avant-goût de l’Enfer, et c’était somme toute agréable. En plus, on pouvait même se parler via nos webcam, c’était révolutionnaire je te jure ! Enfin bref, si tu es plus jeune que moi, déjà tu n’as pas dû comprendre les dernières lignes et j’en suis désolée, mais surtout tu dois  te demander pourquoi on ne discutait pas par SMS comme des gens civilisés. Eh bien – assieds-toi, ça pourrait être choquant – c’est tout simplement parce qu’à l’époque ces derniers étaient limités et payants. En plus, si ledit SMS dépassait un certain nombre de caractères on en payait PLUSIEURS ! Du coup, on devait gratter des caractères en retirant les accents, les cédilles, etc parce qu’ils comptaient pour deux lettres. C’est d’ailleurs à cette période et pour cette raison (je pense) que fut inventé le langage texto qui nous a fait passer pour des abrutis devant toutes les autres générations. Je me souviens, on nous répétait constamment qu’on ne savait pas écrire et nous on n’avait rien de mieux à répondre que « quand on n’est pas à l’école on n’a pas à faire attention » (quelle maturité, je vous jure). Et dire qu’aujourd’hui je cringe devant la moindre faute… J’ai changé p*tain ! Enfin bref, revenons à nos moutons. Personnellement, j’avais la chance d’avoir un forfait qui me permettaient d’avoir les textos gratuits de 16h à 20h mais ce n’était pas donné à tout le monde, loin de là. Je sais que tu as du mal à y croire et que là tu me prends vraiment pour un dinosaure mais attends, je te parle d’un temps – que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je cale la référence car elle est hyper adaptée – où les portables coulissants étaient les meilleurs du marché, je ne sais pas si tu réalises ! Le côté positif, c’est qu’on pouvait ghoster quelqu’un beaucoup plus facilement, c’est d’ailleurs ce qu’a fait le mec après notre premier date (eh oui les jeunes, men are trash ça ne date pas d’hier !). Mais ce n’est pas grave, je ne lui en veux pas. D’ailleurs, quand il m’a ajoutée sur Instagram et a commencé à commenter mes photos il y a quelques mois, je ne lui ai pas du tout envoyé un message lui disant que notre relation avait expiré dès lors qu’il a laissé mon émoticône (mais si tu sais, l’ancêtre des emoji, fais un effort !) en « vu ». Je plaisante bien sûr. Ben oui, à l’époque on ne pouvait pas savoir si nos messages avaient été lus ou non (d’ailleurs on ne s’en portait pas plus mal), tu t’es cru où ? Enfin bref, quand j’y repense, je suis un peu nostalgique de cette époque. C’est vrai, c’était tellement drôle. Honnêtement, il n’y avait rien qui allait. Par exemple, le summum de la mode c’était de porter une jupe PAR DESSUS son pantalon (patte d’éléphant qui plus est) ; franchement, qui a pu penser que c’était une bonne idée ?! Mais bon, il ne faut pas renier d’où on vient, d’autant que je suis persuadée que j’aurai honte de ce que je suis présentement dans quelques années. Du coup, si tu veux, on peut se dire à dans dix ans pour un nouvel article sur une autre décennie de la honte ? Sinon, plus simplement, on se retrouve avec un autre billet la semaine prochaine ; j’espère que celui-ci t’a plu et qu’il t’a permis de te replonger – ou de découvrir – ce qu’étaient les années 2000. Soyez indulgents avec ce que vous étiez, on évolue tous avec le temps, et faites preuve d’auto-dérision, ça fera marrer les gens (enfin j’espère, sinon c’est juste ridicule) !

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Fiona Gillard

LES ENFANTS DU VIDE SONT-ILS CONDAMNéS à ERRER SEULS ?

       Dans mes impressions favoris d’octobre (oui, ça commence à dater et oui, je répète ça au début de chaque article en ce moment comme si c’était devenu ma phrase d’accroche ; t’inquiète je vais me calmer), je te parlais des Enfants du vide, soit le dernier ouvrage de Raphaël Glucksmann. Je te disais, dans cet article, qu’il m’avait tellement plu que je voulais t’en faire une revue ; eh bien, des mois après, la voici enfin (#jamaistroptard comme diraient les politiques à propos de la planète) !

      La première fois que j’ai entendu parler de cet auteur, c’était lorsqu’il a été invité par Quotidien (don’t judge me please) pour parler du livre qu’il venait à l’époque de sortir, soit les Enfants du vide. Il m’a interpellé à cette occasion parce que, pour la première fois depuis longtemps, j’ai été d’accord avec l’ensemble des propos qu’il a tenu sur le plateau – où il a abordé le sujet de la transition écologique et le fait que ce n’est pas les actions individuelles qui allaient changer les choses mais les collectives et celles engagées par le gouvernement. J’ai donc eu envie de m’intéresser au bonhomme. Pour te résumer rapidement le personnage, Raphaël Glucksmann est un essayiste français, fils de philosophe, qui s’intéresse aux problèmes de société. Il a par exemple participé à la réalisation d’un documentaire sur le Rwanda lorsque des massacres y avait lieu il y a quelques années et a été très proche de B(a)enoit Hamon lors de la campagne présidentielle de 2017. C’est donc globalement un mec bien, malgré quelques points un peu sombres que tu pourras retrouver dans sa biographie si le coeur t’en dit. Bref, ce n’est pas le sujet.

     Quelques jours après son passage chez Yann Barthes, j’ai donc été acheter son livre (qui coûte une blinde by the way). Ce dernier se veut critique envers les politiques libérales, qui ont été développées dans les pays occidentaux puis étendues sur le reste du globe, qu’il voit – à raison selon moi – comme un « échec grandiose ». Il les accuse d’avoir non seulement provoqué la catastrophe écologique à laquelle nous devons désormais faire face mais également d’avoir engendré une rupture des liens sociaux au profit de l’individualisme, tuant ainsi la notion de démocratie. Je t’en dis plus ?

      Pour résumer, dans son ouvrage, Raphaël Gluckmann constate qu’avec le temps, on a arrêté de se préoccuper des intérêts communs – qui sont pourtant l’un des fondamentaux nécessaires pour que la démocratie telle que nous l’avons conçue soit efficace – pour devenir des personnes égoïstes qui ne se soucient de personne d’autre que nous-même. Il aborde le fait qu’aujourd’hui, la plupart des citoyens « voient dans chacun de leurs dollars une confirmation de leur génie et dans la misère de leurs concitoyens la preuve de leur fainéantise » ; en bref, on considère que chacun est responsable de sa réussite ou de son échec, de sa richesse ou de sa pauvreté. Pourtant, ce mode de fonctionnement est problématique car « il ne peut y avoir de démocratie stable sans capacité d’appréhender l’autre comme un alter ego » puisqu’ « un système dans lequel chacun co-décide de l’avenir de tous suppose que nous nous reconnaissions comme des égaux par-delà nos différences sociales et culturelles ». A ce moment-là, tu es sensé me demander pourquoi on ne change pas les choses si on sait qu’elles ne fonctionnent plus et c’est vrai que c’est une question légitime. Je vais donc te donner la réponse de Raphaël Glucksmann : selon lui, c’est tout simplement car ceux qui se portent bien ont peur de voir les choses changer puisque cela pourrait signifier tout perdre. Ces personnes préfèrent donc rester à l’écart du peuple qui ne s’en sort plus afin de faire comme s’ils ne savaient rien de sa détresse ; aujourd’hui, « nous quittons le moins possible notre maison ou notre appartement, commandant même nos courses ou nos repas sur Internet » par peur de faire face à l’autre. Pour reprendre les termes de Michel Lussault – comme quoi mon année de préparation de capes d’histoire-géographie n’a pas été inutile – nous sommes actuellement dans un processus d’encapsulation spatiale qui fait que notre société n’est plus qu’une multitude d’éléments disparates qui n’ont rien de commun (si ce n’est une haine de notre Président – pardon, j’avais envie de caser une référence aux Gilets Jaunes). Ainsi, nous ne comprenons plus nos voisins et sommes dans l’incapacité totale d’agir pour le bien de tous.

      En conséquence de cela, « les murs se multiplient et les ponts s’effondrent » ; une société de solitude proche de celle décrite dans 1984 – soit ma lecture du moment que je traîne à terminer par manque de temps – se développe, nous donnant l’impression d’être coincés dans l’immensité d’un désert de sens anxiogène que l’on tente d’oublier avec l’accumulation de biens matériels. Nous sommes paralysés par « l’habitude, le sentiment de normalité, la certitude que ce qui nous entoure est acquis », ce qui fait que notre société n’est plus qu’une coquille vide. En effet, « la cité qui ne s’interroge plus sur ses origines ne vit plus réellement : elle se laisse vivre, c’est-à-dire qu’elle dépérit ». Nous avons aujourd’hui « tant de problèmes à traiter que nous réagissons à l’appel des faits et oublions celui des scientifiques », notamment en ce qui concerne l’urgence écologique. Pourtant, l’écologie politique pourrait nous sauver si on daignait la prendre au sérieux, si on réalisait que la fin de notre monde est possible voire de plus en plus probable à mesure que les jours passent.

     Eh bien voilà, l’article que j’ai le plus peiné à écrire (car je ne voulais pas modifier les propos de l’auteur) est terminé. J’ai véritablement adoré Les Enfants du vide et ne peux que te conseiller de le lire pour mieux comprendre sa pensée. J’espère que tu as aimé mon article et qu’il ne t’as pas filé le bourdon en ce début d’année ; à la semaine prochaine !

 

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Fiona Gillard

PRENDRE SOIN DE SOI (RÉSOLUTION + AVENIR DU BLOG)

     Ca fait maintenant un bon moment que je réfléchis aux rapports que j’entretiens avec moi-même, mon corps, et d’autres trucs dans le même genre. J’ai commencé à y penser lorsque j’ai recommencé à travailler en maison de retraite, parce que c’est là-bas qu’on y voit les individus dans les pires états possibles, ce qui nous amène forcément à nous questionner sur la façon dont ils ont pu en arriver là. J’ai donc demandé à un de mes collègues soignant comment il était possible qu’il y ait autant de disparité entre des personnes du même âge, certaines étant dans un état à la limite du catatonique quand d’autres, comme ma grand-mère, sont encore en pleine forme. Sa réponse a été sans appel. Pour lui, si certaines personnes âgées sont dans un état aussi lamentable, c’est tout simplement parce qu’elles se sont négligées au cours de leur vie, préférant vivre à cent à l’heure, fumer et boire à outrance, le tout sans jamais prendre le temps de se reposer ou se préserver. En entendant ça, je me suis reconnue dans ces personnes. Moi-même, entre mes cours, mes jobs d’étudiante, la gestion de tous mes projets personnels et ma vie sociale, j’ai pris la fâcheuse tendance à négliger mon corps et à trop souvent le surmener. « Après tout, je me reposerai quand je serai morte » me disais-je quand mes cernes étaient devenues si imposantes que même le meilleur des correcteurs ne saurait les dissimuler (enfin je dis ça mais de toute façon je n’en utilise pas alors comment je pourrais le savoir ?). Pourtant, aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir eu un déclic (suis-je en train de devenir adulte et responsable ?). Oui, il me semble important de vivre ma vie à fond, de passer de bons moments avec mes proches et de réaliser les projets qui me passent par la tête pour ne pas avoir de regrets plus tard, mais cela ne doit pas se faire au détriment de moi-même et plus spécifiquement de mon corps. Sortir tous les soirs, abuser de l’alcool, fumer jusqu’à en avoir mal à la gorge, c’est quelque-chose que j’ai apprécié faire mais dont je n’ai plus envie aujourd’hui ; encore moins si ça fait que je suis trop fatiguée par la suite. Alors, évidemment, je ne compte pas arrêter totalement de sortir pour ne plus faire que des soirées Netflix et cocooning avec bae – même si la perspective de ce genre de moments me fait pas mal de l’oeil, j’avoue – simplement je me dis que j’ai besoin de prendre du temps pour moi. Encore plus parce qu’actuellement je suis littéralement comblée dans ma vie (merci bae, merci mon entourage toujours plus adorable et bienveillant) alors autant en profiter à fond et pas avec les yeux à demi-fermés à cause de l’épuisement. Ma résolution pour cette année 2019 est donc la suivante : ralentir et me faire du bien (arrête d’y voir un truc sexuel espèce de pervers·e !). J’ai déjà commencé à mettre en place cette démarche mais souhaite aller plus loin dedans, en faire un automatisme, une nécessité lors de cette nouvelle année. C’est pour ça que je travaille à la mise en place d’une routine saine, visant à prendre soin de mon corps comme de mon esprit, ce qui – pour ma part, car je suis intimement persuadée que chacun doit trouver ce qui lui convient – va passer par la mise en place d’une skincare routine millimétrée, de bonnes nuits de sommeil (si mon amie l’insomnie veut bien être collaborative), de temps de méditation et de la reprise d’une activité physique régulière. Je t’en reparlerai à l’occasion si le sujet t’intéresse.

     Et sinon, pour ce qui est du blog (parce que c’est bien beau de parler de moi mais je ne suis pas certaine que ce soit ce qui t’intéresse le plus), il va également y avoir du renouveau. En effet, comme je te l’ai teasé sur les réseaux sociaux, j’ai eu envie d’aller plus loin et d’investir de nouvelles plateformes. Ainsi, avec pas mal d’années de retard, j’ai décidé d’officiellement me lancer sur YouTube (tu peux t’abonner à ma chaine juste ici) à raison d’une vidéo par mois. Je pense commencer à partir du mois de mars, soit à l’occasion de l’anniversaire de la reprise du blog, et y proposer un nouveau format qui, je l’espère, te plaira autant que ce que j’ai pu faire auparavant. Je n’ai pas envie de trop t’en dire dès maintenant – puisque certains aspects sont encore flous pour moi à l’heure où je t’écris – mais, pour résumer, l’idée est de créer du contenu pour questionner le monde dans lequel nous vivons et mieux nous y épanouir. D’autre part, j’ai envie d’y partager avec toi les leçons que j’ai pu tirer de ma propre expérience, un peu à la manière d’une grande soeur qui te partagerait ses petits tips. Je pense que nous construirons cela ensemble, au gré des idées que chacun aura à proposer. A ce propos, encore plus comme je suis débutante dans le domaine, sache que tout retour ou conseil sera le bienvenu pour m’aider à m’améliorer. J’espère donc que tu répondras présent·e comme ce fut toujours le cas. Sur ces bonnes paroles, je te souhaite la plus merveilleuse des années et te dis à la semaine prochaine pour un nouveau billet !

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Fiona Gillard

IMPRESSIONS & FAVORIS DE DECEMBRE

     Le mois de décembre a été plutôt chargé pour moi ; il a été synonyme de révisions et de partiels, le tout alors que mon système immunitaire n’était clairement pas au top – en même temps, avec la météo fluctuante que l’on a pu avoir à Paris je pense que c’est normal que mon corps ait été un peu perturbé. J’ai donc pas mal pris sur moi afin de concilier tout cela et le blog. Ca a été compliqué mais je suis néanmoins satisfaite de moi-même. En effet, malgré toutes mes obligations, j’ai réussi à reprendre un rythme de publication régulier (parce qu’on ne va pas se mentir ce n’était pas trop ça au mois de novembre) et publier des articles dont je suis fière – mention spéciale à mes billets sur les réseaux sociaux et le harcèlement scolaire – qui ont d’ailleurs été relayés par des organismes que j’affectionne beaucoup (#consécration ?). J’ai également réussi à tenir le pari que je m’étais fixée dans la précédente édition de mes favoris, soit mettre en place un calendrier de l’Avent consistant en la publication d’une photo chaque jour sur mon compte Instagram, ce dont je ne suis pas peu fière puisque ça n’a pas été une mince affaire à tenir – notamment à cause du fait que j’avais un emploi du temps chargé ; j’y suis néanmoins parvenue et cela m’a permis de faire moultes shooting photo avec des personnes toutes plus adorables les unes que les autres (big up à vous d’ailleurs) ! C’est donc dans la bonne humeur que je reviens vers toi pour te parler de ce qui m’a plu au mois de décembre.

     Tout d’abord, parlons des séries et films que j’ai apprécié au cours du mois. Tu as l’habitude désormais, tu sais que peu importe à quel point mon emploi du temps est overbooké, je m’arrange toujours pour garder un moment en fin de journée me permettant de relâcher la pression au travers d’une fiction, encore plus lorsqu’il fait gris. Ce mois-ci, entre deux films de Noël – parce que j’ai très rapidement été assaillie par l’esprit des fêtes – accompagnés de tisanes à la cannelle, j’ai totalement binge-watché Grace & Frankie que j’ai adoré au point d’y introduire ma mère et bae, qui semblent également hypé·par ce programme. Pour résumer, c’est l’histoire de deux septuagénaires qui se font larguer par leurs maris parce qu’ils ont décidé d’assumer leur homosexualité et qu’ils ont l’intention de se marier tous les deux après vingt ans de relation cachée. On y suit de façon croisée le parcours des deux femmes, qui tentent de se reconstruire suite à leur séparation, et celui du (pas si) baby-gay-couple tentant de s’assumer et de se construire en passant outre le regard de leurs proches parfois plutôt désapprobateur. C’est vraiment comique et très léger, ça se bouffe tout seul ; je ne peux que te conseiller de regarder (si je ne t’ai pas encore convaincu·e sache que Jane F*CKING Fonda tient un des rôles principaux, ce qui est un argument indéniable) ! J’ai également consommé à une vitesse folle – soit moins de 24h – la nouvelle saison de Dix pour cent, qui réussit à me redonner espoir dans les productions française. C’est certainement un de mes must-see, que je rabâche à absolument tout mon entourage. Aussi, comme je l’ai dit précédemment, j’ai eu une grosse phase films de Noël, particulièrement pendant ma période de partiels où j’avais besoin de réconfort. Parmi tous ceux que j’ai pu regarder cette année (parce que je fais mon « top » tous les ans), j’en ai retenu trois (tous disponibles sur Netflix) que je te conseille de regarder – si tant est que tu aimes voir des films un peu gnan-gnan – soit Les chroniques de Noel, La princesse de Chicago, The Holiday calendar. Ce sont des long-métrages classiques du genre mais je trouve ça agréable d’en voir de temps en temps. Si jamais tu jettes ton dévolu dessus, n’hésite pas à me donner ton avis !

     Restons dans l’audiovisuel avec mes contenus web favoris du mois ; durant décembre, j’ai véritablement bouffé des vidéos YouTube et podcast (d’ailleurs je me demande encore comment j’ai trouvé le temps de tout visionner / écouter) ; du coup j’ai l’impression de débarquer avec une quantité industrielle de choses à te présenter. Commençons donc sans plus attendre ! Tout d’abord, je tiens à parler de la websérie Preview que j’aime à un point inconditionnel. Je trouve qu’elle permet de prendre du recul sur le fonctionnement de YouTube et la façon dont le public peut influer sur les créateurs de contenu. Honnêtement, je pense que tout viewer devrait y jeter un oeil alors je te link l’épisode un juste ici :

     Dans un autre genre, je me suis beaucoup intéressée aux vidéos documentaires ce mois-ci. Par exemple, j’ai regardé pas mal de contenus sur les pédagogies alternatives – j’essaye de m’y intéresser avant le CRPE pour pouvoir mettre en place quelque-chose qui me ressemble dans ma future classe – comme celle de Demos Cratos sur l’école démocratique que j’ai trouvé passionnante même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qui y est mis en place. J’ai également adoré le nouveau média lancé par Hugo (de la chaine HugoDécrypte) et Cyrus (de la chaine Cyrus North), nommé Craft, qui se veut critique voire même analytique vis-à-vis de la société. Le premier épisode – qui est à l’heure actuelle le seul en ligne – traite de l’intelligence artificielle et je l’ai tout simplement trouvé passionnant !

     Dans un genre tout à fait différent, j’ai tenu à mettre en valeur l’une des dernières vidéos de Marie – aka EnjoyPhoenix – qui traite la pilule. J’avoue que j’ai parfois beaucoup de mal avec les propos qu’elle peut tenir (tu as peut-être vu que j’avais pas mal ragé sur elle sur Twitter suite aux propos qu’elle a pu tenir sur les féministes « extrémistes » dans son interview par Absol) mais je trouve la démarche qu’elle a au cours de cette vidéo vraiment intéressante. D’autre part, son public étant relativement jeune, je trouve cela très bien qu’elle traite d’un sujet aussi important. Je t’invite donc à aller la regarder si tu en as le temps.

     Comme je l’ai dit plus tôt, durant décembre, j’ai également regardé pas mal de podcasts. J’ai une relation plutôt changeante avec ce média, qu’il m’arrive de surconsommer comme d’abandonner au gré de mes humeurs, et ce mois-ci nous avons été assez proches. J’ai notamment rattrapé mon retard dans les épisodes de Regard, qui est sans conteste l’un de mes podcasts favoris, mais ai aussi écouté Retrouve ton porc. J’ai bien aimé le concept, soit le fait de reprendre contact avec une personne qui s’est comportée comme un salaud afin de le confronter à ses actions passées et d’entendre ce qu’il a à dire à propos de cela. On peut y constater que les gens ont tendance à prendre du recul et à s’améliorer – sans forcément devenir tout à fait clean mais passons. Par contre, si tu te décides à le regarder, prépare-toi à entendre un peu trop de male tears à mon goût (j’aurais bien aimé que l’on me prévienne personnellement alors j’ai voulu le mentionner).

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    Pour finir – un peu en rafale car cet article commence à être vraiment long et que mon correcteur va s’énerver – j’ai commencé à lire 1984 (comme tu as pu le voir sur la photo ci-dessus) et, même si je ne l’ai pas encore terminé, je me permets de le mettre dans mes favoris car je trouve ce livre FAN-TAS-TI-QUE. C’est impressionnant de voir que certains esprits ont la clairvoyance nécessaire pour réussir à prédire ce qui arrivera dans le futur. Bref, si tu ne l’as pas lu il faut ABSOLUMENT que tu t’y mettes. J’ai également passé le mois à écouter le dernier single de Ariana Grande, Thank u, Next, que je ne connaissais pas du tout avant, car je trouve que ce morceau est vraiment sympa en plus de renvoyer un message très positif vis-à-vis des ruptures. Elle parvient en effet à prendre du recul et à percevoir que même si elle en vient à se séparer d’une personne qu’elle a profondément aimé, ce n’est pas la fin du monde et cela restera une histoire qui l’a faite grandir – par contre, ne va pas t’imaginer des choses, tout va bien avec bae ; ne voit surtout pas de message caché dans mon discours ou quoi que ce soit s’il te plaît. J’avoue que je n’ai pas l’habitude d’écouter des morceaux dans ce genre-là mais ça fait du bien de sortir de sa zone de confort. En plus, le clip de cette musique est vraiment cool et bourré de références aux années 2000. J’adore !

     Sur ces bonnes paroles, je vais retourner récupérer de Noël, où j’ai comme chaque année abusé des bons petits plats cuisinés par mes parents et me préparer pour le Nouvel An, qui s’annonce plutôt bien puisque je vais le passer avec mon amoureux pour la première fois de notre relation. Bon courage pour tenir le rythme des fêtes et à la semaine prochaine pour mes résolutions de la nouvelle année !

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Fiona Gillard