Devenir enseignante, pourquoi ? Comment ?

       Ca y est, dans deux semaines à peine je commence mon master. Terminé la licence et les exposés sur des sujets dont je me fiche, bonjour les études de préparation au professorat ! Pour tout te dire, je suis à la fois impatiente et complètement paniquée. Après tout, je vais certainement vivre l’année la plus difficile de ma vie à préparer mon concours. D’après mes profs, je vais devoir me concentrer sur cette échéance toute l’année et fournir une charge de travail la plus conséquente possible pour espérer être admise. Ce sera encore plus exigent que mon hypokhâgne et ça me fait énormément flipper, je ne sais pas si tu peux imaginer. Jusque-là, cette période est celle pendant laquelle j’ai le plus souffert et dépassé mes limites, et je suis morte de trouille à l’idée de ne pas réussir à le refaire, voire même à faire mieux. Pourtant il le faut. Après tout, c’est le passage obligé pour devenir enseignant, je métier que je rêve d’exercer. D’ailleurs, je tiens à te le dire, ce choix n’a pas toujours été une évidence. On parle souvent de vocation dans le cas du métier de prof, et je pense que c’est mon cas, même si je l’ai réalisé très tard. A la fin de ma licence fut venu le temps de choisir ce que j’allais faire de celle-ci, étant donné qu’elle était officiellement terminée et que j’avais enfin reçu la confirmation de ma réussite à cette dernière. Après une brève période d’hésitation entre la recherche et l’enseignement, je me suis décidée pour la seconde option et me suis inscrite au master MEEF de Paris, motivée par le stage que j’avais effectué dans un établissement scolaire au cours de l’année et mon travail de surveillante dans un lycée de banlieue. Je vais donc, au terme de mon master, devenir enseignante d’histoire-géographie, à priori au collège dans un premier temps – si j’ai l’occasion d’y échapper pour être affectée directement au lycée je n’y manquerai pas puisque je trouve personnellement que les programmes y sont plus intéressants et que je pense qu’ils peuvent être plus approfondis étant donné que les élèves font preuve de plus de maturité – et ce dès la rentrée scolaire 2018, ce qui me stresse beaucoup. Effectivement, même si le métier de professeur m’a toujours paru sympathique et qu’il apparaît aujourd’hui comme la voie la plus appropriée à mes envies et à ma personnalité, je ne peux pas m’empêcher de réfléchir à comment cela va se passer quand je serai face à une classe, une vraie dont je serai responsable. Au fond je n’ai jamais fait ça. Imaginez si ce n’est finalement pas mon truc… ? Tu sais, je ne veux pas devenir la prof barbante avec laquelle on redoute de passer une heure, comme on en a tous connu, je veux inspirer, passionner, transmettre comme les profs des Héritiers, d’Entre les murs ou encore du Cercle des Poètes disparus. Pourtant, certains critères exigés par le métier ne sont pas du tout intrinsèques à ma personnalité comme le fait de faire preuve d’autorité naturellement ou bien de réussir à m’imposer malgré mon jeune âge (d’après des personnes du milieu c’est l’inconvénient de mon « parcours d’exception ». N’ayant jamais redoublé je vais me retrouver enseignante à vingt-trois ans, ce qui est jeune, encore plus pour quelqu’un qui veut enseigner au lycée). De plus, je me dis que la différence entre la perception que l’on a du métier de professeur et ce qu’il est en réalité va peut-être me décevoir. Pourtant, malgré tout ça, j’ai extrêmement hâte d’avoir mon concours et de donner des cours. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai englobé du savoir au cours de mes études et de ma vie en général et que je voudrais le transmettre aux autres, le tout le plus simplement possible de sorte à ce qu’ils se sentent concernés, que ça les intéressent. Je veux enseigner le passé aux nouvelles générations pour les empêcher de réitérer nos erreurs, je veux les faire développer un esprit critique qui leur permettra de ne pas se faire manipuler par les médias comme c’est le cas d’une grande partie de la population actuellement. Tout simplement, je veux participer à leur éducation, les aider à se trouver et à s’élever intellectuellement. J’espère y arriver malgré le chemin qui me reste à parcourir… Après tout au fond de moi je sais que je commence à toucher du doigt mon objectif.

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Fiona GILLARD

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REPRENONS NOTRE ALIMENTATION EN MAIN

    Je sais, vous en avez assez de lire des articles culpabilisants qui remettent votre alimentation en question. Vous considérez que vous êtes libres de choisir ce que vous mangez et ne supportez plus de voir des vegans ou autre healthy person vous harceler sur les réseaux sociaux dès que vous partagez une photo de votre délicieuse entrecôte saignante commandée chez Buffalo Grill ®. Pourtant, votre alimentation est un sujet primordial puisque “nos aliments ne sont rien de moins que les matériaux de construction de notre corps” (Christophe BRUSSET, Vous êtes fous d’avaler ça), il est donc essentiel de réfléchir à ce que vous achetez aussi bien pour votre santé que pour l’environnement. En effet, la plupart des grandes compagnies tentent de se donner une bonne image en affichant une façade éthique mais celle-ci cache une utilisation massive de molécules chimiques – soit des pesticides, des fongicides, des antibiotiques promoteurs de croissance, des hormones de synthèse, des additifs, etc – qui polluent et sont responsables d’une “épidémie mondiale de maladies cardiaques, de cancers, d’obésité, de diabètes et d’allergies” (Christophe BRUSSET, Vous êtes fous d’avaler ça). De plus, la plupart des conseils que l’on trouve sur Internet s’avèrent totalement faux – je pense notamment à la vidéo de Sananas intitulée Comment mon corps a changé ? dans laquelle elle fait la promotion de plats préparés bourrés d’additifs – voire dangereux pour la santé puisqu’ils incitent à la consommation de produits dits miracles pour perdre du poids ou encore garder la forme. J’ai donc décidé de vous proposer des conseils issus de ma propre expérience et des lectures que j’ai entrepris sur le sujet. Cet article n’aura pas pour vocation de vous vanter le régime alimentaire végétalien, même si je suis désormais intimement persuadée qu’il s’agit du plus sain aussi bien pour la santé que l’environnement puisqu’il nécessite un contrôle assidu des produits achetés et préconise la préparation de ses propres plats, mais simplement de vous faire prendre conscience de ce que vous achetez ainsi que l’impact que vous pouvez avoir en tant que consommateur. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous procurer les ouvrages suivants :

  • Faut-il manger les animaux ?, par Jonathan Safran Foer
  • Vous êtes fous d’avaler ça !, par Christophe Brusset
  • Arrêtons de manger de la merde !, par Jean-Pierre Coffe

 

 

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    Commençons par parler des plats préparés. Au fond, savez-vous réellement ce que contiennent les produits que vous consommez ? Que ce soit clair, je ne vais pas vous jeter la pierre parce que vous achetez et consommez des produits de ce type. Fût un temps où j’achetais moultes plats préparés parce que je n’avais pas envie ou pas le temps de cuisiner et encore aujourd’hui, lorsque je tombe sur un plat vegan en magasin, il m’arrive de craquer car j’ai envie de goûter de nouvelles choses. Pourtant, ces aliments sont les pires que l’on puisse trouver et il est important que vous le sachiez pour acheter de façon consciente. En effet, ces produits sont remplis d’additifs pour nous donner envie d’en consommer toujours plus, ils contiennent des quantités faramineuses de sucre et de sel ainsi que des molécules chimiques qui ne font rien d’autre que détruire votre santé. Comme le dit Christophe BRUSSET, employé de l’industrie agroalimentaire qui a décidé de témoigner de ce dont il a été témoin au cours de sa carrière dans son ouvrage Vous êtes fous d’avaler ça, “nous connaissions parfaitement toutes les failles du système, cherchant systématiquement comment les exploiter au mieux à notre bénéfice. […] On mentait tout le temps, à nos clients bien sûr, en leur inventant de belles histoires, aux fournisseurs évidemment, aux douanes et autres organismes de l’Etat ensuite, mentant sur la qualité des produits, tout comme sur les origines”. “Il faut que vous sachiez que, dans bien des cas, c’est trop facile car le mensonge est légalement organisé. Que vous le vouliez ou non, on vous pousse à franchir la ligne rouge. […] ces bons produits […] ne sont même pas français pour la plupart. Le jeu consiste à le faire croire pour inspirer confiance, et vendre plus cher un produit d’importation ainsi ‘naturalisé’”. En effet, “subtilité ultime, il est tout à fait légal d’étiqueter [produit en France] si la toute dernière étape est faite en France”.

    Pour changer cela, ou au moins arrêter de vous laisser berner, il est indispensable de lire les étiquettes des produits et de savoir les déchiffrer. En effet, “la plupart des consommateurs manquent d’esprit critique et se laissent si facilement berner. Ils ne sont pas éduqués à l’hygiène alimentaire de base et ne veulent pas vraiment s’instruire. Ils ne savent pas vraiment s’instruire. Ils ne savent pas lire les listes d’ingrédients, et ne comprennent rien aux valeurs énergétiques et nutritionnelles”, ce qui permet à l’industrie agroalimentaire de mettre tout et n’importe quoi dans les produits que l’on achète. “Cela surprendra sans doute la plupart des consommateurs qui s’imaginent qu’il suffit d’avoir une bonne recette pour faire de délicieux biscuits ou des petits plats préparés ‘traditionnels’. Certains imaginent même que des chefs cuisiniers travaillent dans nos usines comme ils le feraient dans un restaurant de quartier. […] Détrompez-vous tout de suite, cela n’existe pas. Dans une usine agroalimentaire, on ne trouve que des ouvriers concentrés sur leurs machines et quelques cadres renfrognés”. “Fabriquer un produit alimentaire c’est avant tout de la technologie, c’est un process industriel comme un autre […] on a parfaitement conscience que la présence de résidus dans le produit fini est ‘techniquement inévitable’, mais rien n’oblige le fabricant à en informer le consommateur, même si certaines substances sont reconnues cancérigènes”. Eh oui, sans grande surprise, les industries agroalimentaires préfèrent faire du profit que de veiller à notre bien-être, il est donc indispensable de faire attention lorsque l’on se trouve dans un supermarché ; REGARDEZ LES ETIQUETTES ! Les éléments les plus importants à éviter sont les suivants :

 

  • Les huiles hydrogénées ;
  • Les colorants chimiques (notés E100)
  • Les conservateurs chimiques (notés E200)
  • Les neurotoxiques (notés E173)
  • Les épaississants (notés de E250 à E523)
  • Le glutamate monosodique (notés de E620 à E625)
  • Les édulcorants (notés de E951 à E952)

 

    Il est à noter que les composants d’un produit sont classés en fonction de leur importance quantitative dans celui-ci. Il vaut donc mieux éviter ceux qui, dans les premiers ingrédients, affichent “sel” ou encore “sucre”. Personnellement, je vous conseille de bannir tout produit transformé, faute d’arrêter l’ensemble des plats industriels. Méfiez-vous également des différents labels affichés puisque certains sont officiels et d’autres uniquement de purs produits marketing. Privilégiez des labels comme le bio officiel, qui est noté “AB” pour Agriculture Biologique certifiée.

    Néanmoins, mon meilleur conseil, celui que je vous conseille le plus d’appliquer au quotidien, c’est de préparer vos repas vous-même. On nous persuade que nous n’avons pas le temps entre notre travail, nos études, nos sorties mais c’est faux. Cuisiner un plat sain, équilibré et goutu ne prend pas tant de temps que cela. Personnellement, je passe rarement plus de quinze minutes à cuisiner un plat et essaye de m’avancer en préparant d’avance. Ensuite, je congèle mes préparations et les réchauffe en temps voulu. Ainsi, je sais exactement ce qu’il y a dans mon assiette et les apports que me procurent chaque ingrédient utilisé, ce qui me permets de ne pas avoir à utiliser de compléments alimentaires malgré mon régime alimentaire. Tout ce que je peux vous conseiller c’est d’essayer ; en le faisant, vous verrez que vos repas seront meilleurs et que vous les savourerez d’autant plus. Alors, quelle est votre excuse pour ne pas consommer responsable à partir de maintenant ?

 

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Fiona GILLARD

 

PS : Je vous link ici un article du Parisien dans lequel on peut me voir parler du véganisme ainsi qu’en illustration de l’article, si jamais vous souhaitez aller y jeter un oeil.

VERS UNE VIE PLUS ETHIQUE

          Le Mahatma GANDHI était persuadé que « l’évolution spirituelle implique, à un certain moment, d’arrêter de tuer les êtres vivants que sont les animaux simplement pour satisfaire nos désirs physiques ». Cette pensée, fortement ancrée dans la culture hindoue puisque les animaux y sont vénérés et considérés comme l’égal de l’homme était assez minoritaire en occident et ce jusqu’à récemment. Dernièrement, il me semble que nous sommes en train d’assister à un changement progressif dans les mentalités, comme si nous étions en pleine période de transition au cours de laquelle l’occident commence (enfin) à comprendre que l’humanité ne pourra pas perdurer si nous ne changeons pas notre mode de vie de façon durable. Ainsi, de plus en plus de personnes s’engagent et témoignent de leurs expériences en tant que flexivore, végétarien, végétalien, vegan ou bien même d’éco-responsable. De plus, on assiste à une émergence d’articles sur les bienfaits de ces modes de vie ainsi que d’ouvrages de recettes permettant d’éviter certaines carences qui pourraient se développer à long terme, ce que je trouve extrêmement positif. En effet, si les médias commencent à parler de ces modes de vie – encore qualifié d’ « alternatifs » – ces derniers atteindront un public plus large et pourront, de ce fait, se développer à une plus grande échelle. Effectivement, pour qu’une idée soit popularisée, il est nécessaire qu’elle fasse parler d’elle, il ne faut donc pas confondre « effet de mode » et « prise de conscience » insufflée par la médiatisation d’une idée, comme c’est trop souvent le cas en ce qui concerne les régimes alimentaires « alternatifs ».

          Quitte à aborder le sujet de ces différents régimes alimentaires existants, autant commencer par reprendre les bases – parce que chaque définition ne parle pas forcément à tout le monde – en récapitulant leurs spécificités. Je ne m’attarderai néanmoins pas sur ce qui concerne le port de fourrure, de laine, ou encore de cuir ou bien l’utilisation exclusive de produits « cruelty-free » (littéralement « dénués de cruauté », pour les non-avertis) car il me semble que chacun fait en fonction de ses convictions et de ses moyens ; il ne me parait donc pas choquant qu’un flexivore refuse de porter du cuir tandis qu’un végétalien n’ait pas de problème à porter de la laine (Coline et Didi en ont d’ailleurs parlé suite à de multiples critiques qu’ils ont reçu ; je ne peux que te conseiller de regarder leurs vidéos qui incitent à la tolérance et au respect des convictions de chacun).

  • Omnivore : se dit d’une personne qui mange « normalement » selon les critères actuels, c’est-à-dire qui consomme des produits issu de l’exploitation animale sans modération ;
  • Flexivore : se dit d’une personne qui a décidé de réduire sa consommation de viande et de poisson sans arrêter d’en manger complètement ;
  • Végétarien : se dit d’une personne qui a décidé de ne plus consommer de viande et de poisson ;
  • Végétalien : se dit d’une personne qui a décidé de ne plus consommer aucun produit animal ou issu d’un de ces derniers, ce qui signifie qu’elle ne consomme plus de viande, plus de lait, plus de miel, de beurre etc ;
  • Vegan : se dit d’une personne végétalienne qui a décidé, en plus de la modification de son alimentation, de changer son mode de consommation en n’achetant plus aucun produit ayant nécessité l’utilisation d’un élément animal comme des chaussures en cuir, des produits utilisant de la colle contenant de la graisse animale etc.
Zoodles with mushrooms

Nouilles aux champignons et à la courgette, le tout agrémenté de basilic

          Ces différents régimes qui, comme vous l’avez compris, sont assez variés et impliquent tous de renoncer plus ou moins radicalement au mode de vie avec lequel nous avons grandit – le tout pour des raisons politiques ou tout simplement éthiques – est encensé par les experts. En effet, de multiples études (qui ont évidemment été ignorées puisqu’une partie de la population préfère s’empoisonner en allant dans des fast-foods tous les deux jours par flemme de cuisiner plutôt que de changer très légèrement son mode de vie pour vivre plus longtemps) ont prouvées que manger de la viande trop régulièrement était très mauvais pour le corps humain et que cela augmente le risque de maladies cardiovasculaires mais également de cancer du sein pour les femmes. De plus, il faut prendre conscience que ces modes de vie permettent une relative récupération de l’espace qui devient de plus en plus difficile à trouver au vu de l’augmentation constante de la population mondiale et de son envie d’accroître sa puissance.

          Pour ma part, j’ai passé le cap et me suis convertis – choisir un terme connoté religieux n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus approprié et risque d’attirer les réfractaires qui considèrent que tout régime « alternatif » est une secte mais le fait est que remettre en cause l’éducation alimentaire à laquelle nous avons été habituée relève plus d’une conversion que d’une simple décision prise sur un coup de tête – au cours de l’été 2016 et tente, depuis ce jour, de consommer de façon respectueuse de tous les êtres-vivants ainsi que de manière éco-responsable. Je ne consomme donc plus de produits issus de la souffrance animale et tente d’acheter un maximum de produits locaux pour éviter la pollution que provoque l’importation. Cette transition résulte d’une prise de conscience des conditions de vie dans lesquelles sont élevés et abattus les animaux destinés à la production de denrées alimentaires ou bien d’objets du quotidien. Depuis ce jour, il m’est devenu impossible de consommer de la chair animale et très difficile d’acheter un produit issu de la souffrance de ces derniers comme c’est le cas de certains  vêtements ou cosmétiques. Cela ne m’empêche pas de cuisiner de la viande pour mes proches omnivores, simplement je refuse de participer au financement du système d’élevage et d’abattage des animaux ainsi que de consommer les restes d’un ancien être-vivant, je n’en achète donc pas et me refuse à en manger. D’autre part, j’ai décidé de limiter – dans un premier temps car je compte arrêter complètement à terme – le port de vêtements ou bien de chaussures en cuir et laine car je pars du principe que si je refuse de manger des animaux, je ne vais pas les porter sur moi pour me couvrir. Je n’ai néanmoins pas jeté les biens que je possédais auparavant et continue de m’en servir, seulement je n’en achèterai plus – sauf dans les friperies car c’est écolo. Evidemment, pour poursuivre dans la même logique, je n’utilise plus aucun produit testés sur les animaux – ce qui est mine de rien assez difficile à trouver ; heureusement que le fantastique site maviesanscruaute.fr propose une liste très complète de produits « cruelty-free » disponibles dans le commerce – ce qui n’est pas une mince affaire puisque, pour être vendus dans certains pays comme la Chine, un produit doit systématiquement avoir été testé sur les animaux, ce qui élimine pas mal de grandes marques. De plus, certaines entreprises se donnent une image écolo et « cruelty-free » alors qu’elle appartiennent à de gros groupes qui n’hésitent pas à importer des produits qui viennent du bout du monde et à les tester préalablement sur certains animaux (je vous laisse jeter un œil à la vidéo de La Cosméthèque qui porte sur ce sujet afin d’en savoir plus et d’avoir un début de réflexion sur s’il faut continuer d’acheter leurs produits ou non). En somme, il faut être vigilant.

          Cette transition fut, pour moi, assez simple car elle s’est faite naturellement : une fois la prise de conscience faite et la nouvelle annoncée à mes proches, je n’ai plus mangé une seule bouchée de nourriture animale et ai cessé tout comportement qui ne correspondait pas aux valeurs que je défends. J’ai néanmoins attendu quelques mois pour devenir une végane à part entière, ne voulant pas précipiter les choses et baisser les bras après coup. J’ai donc commencé par devenir végétarienne et me suis renseignée auprès de professionnels de la santé ainsi que par le biais de différents ouvrages pour finalement effectuer ma transition vers le véganisme. Je pense toutefois que je suis une exception au vu de ce que j’ai pu lire ou bien de ce que m’ont rapporté mes amis (Margaux a d’ailleurs fait une excellente vidéo sur son combat pour devenir végétarienne, tout comme La Cosméthèque qui parle, quant à elle, du véganisme. Si vous essayez de changer votre mode de consommation et que vous avez du mal à le faire, je vous conseille ces deux chaînes qui m’ont pas mal guidées au cours de mon propre parcours), c’est donc pour cela que j’ai décidé de consacrer l’article d’aujourd’hui aux régimes « alternatifs » qui m’ont, pour ma part, permis de vivre de façon plus éthique et plus en accord avec ma façon de penser. En effet, étant donné que ces modes de vie ont tendance à se développer, il me paraissait pertinent d’y consacrer quelques lignes afin de montrer quelles sont les conséquences de ces régimes sur l’homme mais aussi sur la planète lorsqu’ils sont pratiqués à grande échelle, à la fois pour informer ceux qui ne s’y connaissent pas vraiment sur le sujet mais aussi, pourquoi pas, pour motiver certains qui auraient envie de faire leur propre transition mais qui ont du mal à y parvenir. Je m’excuse néanmoins pour le manque de structure dans cet article, lequel visait à introduire un sujet qui, je pense, occupera une certaine place sur ce site.

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Fiona GILLARD

SORTIR DU SILENCE

  • Cet article est dédié à mes proches, dont la parole me fait me remettre en question chaque jour pour devenir une personne meilleure.

           Longtemps, j’ai essayé d’écrire pour convaincre ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi, les sceptiques comme je les appelais. Je souhaitais leur montrer la voie que je pensais être la meilleure à suivre et me lançais dans des débats interminables face à des personnes qui ne partageaient pas mon point de vue et qui ne souhaitaient pas ne serait-ce qu’essayer de le comprendre. Mon but était d’éduquer la « masse », car je me voyais comme un esprit éveillé qui détenait la Vérité, et je restreignais mon écriture aux sujets que je considérais comme utiles. En somme, je me forçais à rentrer dans une case, une façon de penser bien précise pour ne pas me contredire, le tout dans le but de transmettre une parole que je voyais comme salvatrice. Seulement un jour j’ai craqué ; je me suis rendue compte que j’étais aussi enfermée dans mes idées que ceux que je méprisais, que je limitais ma réflexion au lieu d’essayer de la développer et que je m’enfermais dans des idéaux qui ne me ressemblaient finalement pas tant que ça. Une fois cela réalisé, je n’ai plus voulu écrire, me voyant comme quelqu’un d’hypocrite qui juge les autres sans jamais se remettre en question elle-même. Je suis donc rentrée dans une phase de retrait pendant laquelle je me suis efforcée d’observer ce qui m’entourais ; je continuais de militer chaque jour pour les causes qui m’importaient, mais en silence, loin des réseaux sociaux ou des médias en général. Au quotidien, j’observais le monde dans lequel je vivais, de plus en plus persuadée que peu importe ce que je pourrais dire ou faire, rien ne changerait. Pour moi, l’humanité courrait à sa perte et il était impossible d’inverser le cours des choses. Il ne me restais plus qu’à m’asseoir sur un banc pour observer le monde s’autodétruire en me répétant que j’ai essayé de le prévenir des dangers qu’il courait. Pour résumer, j’étais dégoûtée par la décadence de la pensée que j’observais, car j’étais toujours coincée dans un mécanisme de jugement d’autrui. Ca m’a pris du temps mais j’ai réussi à me débarrasser de ces mauvais réflexes, grâce à de fabuleuses rencontres que j’ai pu faire et qui m’ont ouvert les yeux. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir dire que je suis sortie de ce cycle infernal : je n’émets plus de jugement. J’ai un avis qui m’est propre, qui n’est affilié à aucun parti politique ou à aucun courant de pensée en particulier et le partage uniquement avec ceux qui souhaitent m’écouter. Je n’essaye plus d’imposer mon avis et prends le temps d’écouter les autres afin de voir ce qu’ils ont à m’apporter. Soit, je suis toujours profondément dégoûtée par la société malsaine dans laquelle nous vivons mais je suis animée par l’espoir, ce grâce aux personnes que je rencontre. J’en suis désormais persuadée, un jour le monde dans lequel nous vivons changera. Les personnes qui veulent mettre un terme à cette vie qui est régie par l’argent et où une élite gouverne tout le reste de la population prendront officiellement la parole et se feront entendre. Ne renonçons donc pas à nos idées et exprimons les, le tout dans le respect d’autrui. Voici ma nouvelle ligne directrice, que j’espère que vous apprécierez.

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Fiona GILLARD

Manifeste d’un blog en devenir

          Aujourd’hui c’est tellement simple de se faire entendre. Il y a vingt ans, il fallait passer par la télévision, la radio, les journaux ou bien publier un livre afin de s’exprimer, ce qui requérait un certain parcours, tandis que maintenant, plus besoin d’être expert sur le sujet que vous abordez ou d’avoir un quelconque talent, il suffit d’allumer son ordinateur pour pouvoir donner son avis sur tout et n’importe quoi – comme je suis d’ailleurs en train de le faire – le tout sans que nos diplômes soient pris en compte, ce qui est une opportunité sans précédent qui peut néanmoins engendrer de nombreux problèmes. Effectivement, sur Internet, les sources sont souvent inexistantes – du moins en ce qui concerne les contenus générés par des amateurs – et les avis partiaux, ce qui entraîne une relative désinformation engendrée par une absence de hiérarchie de la parole et une possibilité d’être anonyme. Tous ces éléments permettent le paroxysme de la liberté d’expression avec ses défauts et ses qualités, dont j’ai décidé de profiter en créant le blog que tu es en train de lire. Dessus, je souhaite construire une réflexion à propos de différents sujets qui me tiennent à coeur comme la littérature, la politique, l’art, l’actualité ou encore le développement personnel, le tout avec le plus de justesse possible. J’ai donc pris le parti, pour donner plus de portée à mes propos, d’être transparente en ce qui concerne mon identité mais également mes sources, ce qui permet à ceux qui le souhaitent de vérifier ce que je dis dans mes articles ou bien de me citer sans crainte – même si je ne pense pas pouvoir être considérée comme une référence dans quelque domaine que ce soit – le tout en sachant que je ne suis qu’une humble étudiante qui n’a pas toujours la légitimité nécessaire pour aborder les sujets que je choisis de traiter.

          Suite à ce petit discours introductif, je te souhaite la bienvenue sur mon blog, qui constitue une antre de partage et d’échange, en espérant que tu prendras autant de plaisir à le lire que moi à l’écrire. Si tu souhaites avoir plus d’informations à mon sujet, je te donne rendez-vous sur cette présentation ou bien dans les commentaires. Bonne lecture !

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Fiona GILLARD