FATIGUE

     On est mardi, il me reste donc deux jours avant la publication de mon nouvel article et pourtant je n’ai rien commencé ; je suis en panne d’inspiration. Ce n’est pas que je sois lassée de t’écrire chaque semaine, loin de là, seulement je suis épuisée, littéralement sur les rotules voire presque morte intellectuellement parlant. Très sincèrement, je troquerais bien quelques années de mon existence avec le diable ou je ne sais quelle incarnation maléfique contre des heures de sommeil en plus ; malheureusement ce n »est pas possible ce qui fait que je suis obligée de subir la fatigue engendrée par mes nuits de quatre heures. Du coup, au détour d’un cours magistral rasoir, je laisse mes doigts frapper sur mon clavier dans un simulacre d’écriture automatique (j’écris des c*nneries au gré de mon inspiration en gros) pour essayer de trouver un sujet pertinent à aborder. Le souci c’est que rien ne vient, ou alors uniquement des sujets qui nécessitent trop de recherches pour que j’ai le temps de les traiter en un laps de temps aussi court, et que ma voisine d’amphi n’a pas d’idées à me soumettre non plus. En même temps, c’est vrai que dès lors qu’il faut faire un effort pour ne pas sombrer dans les limbes du sommeil (lesquelles me rattrapent parfois, au grand dam de mes professeurs qui doivent me prendre pour la moins sérieuse de leurs élèves) il devient difficile d’avoir une réflexion censée et, de ce fait, une quelconque inspiration pour un article. Du coup, je suppose que tu vas en payer les frais en te coltinant un article inintéressant et sans aucune forme d’intérêt cette semaine, soit celui que je suis en train de rédiger ; j’en suis désolée. J’aurais aimé t’écrire des choses passionnantes, le tout dans un français parfaitement maîtrisé qui t’aurais fait crever de jalousie, seulement je n’en ai clairement ni le temps ni la force. Très franchement, j’en suis à un stade où j’attends juste les vacances (avec beaucoup d’impatience je l’avoue) car le rythme de mes cours est assez intense (en même temps je prépare un concours) et que les week-end ne suffisent pas ou plus pour que je récupère complètement. J’ai tellement hâte de pouvoir me poser un peu (même s’il va falloir que je bosse car je dois m’avancer dans mes fiches de révision), de dormir jusqu’à plus tard que 6h30. Encore une semaine et demie à tenir ; vivement les vacances !

 

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Fiona Gillard

NOUS ALLONS TOUS MOURIR ! #SOSCLIMAT

     Je suis énervée – genre vraiment énervée – alors j’ai décidé de passer mes nerfs (mais de façon productive, enfin j’espère) dans cet article ; commençons sans plus attendre. En ce moment, je vois un nombre incalculable de magazines qui font des unes alarmistes sur le climat pour informer la population de l’urgence et l’inciter à changer son mode de vie, lesquelles sont d’ailleurs massivement partagées par mes amis Facebook ce qui rend mon fil d’actualité encore plus politique qu’il ne l’est déjà. Si ces derniers se réveillent tous d’un coup, c’est parce qu’un nouveau rapport du GIEC (le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a été publié ; ce dernier atteste que, si rien n’est fait pour inverser la tendance, le réchauffement climatique aura des conséquences délétères aussi bien pour l’homme que pour la Terre. Tu le sais, l’avenir de la planète est un sujet qui me tient particulièrement à coeur et j’ai déjà rédigé plusieurs billets sur le sujet, dont un directement adressé à l’escroc qui nous sert de Président, pour te sensibiliser et donner des conseils aussi utiles qu’efficaces pour réduire ton impact environnemental (oui, je me jette des fleurs, et alors ?). Pourtant les articles récemment publiés par les médias sur le sujet me dérangent profondément ; je t’explique.

     Mon souci, c’est que nous savons depuis des décennies que le système capitaliste, lequel prône la surproduction pour répondre à la frénésie d’achat qu’il a lui-même encouragé, est mauvais pour la planète et qu’il conduira – à terme – à sa perte sauf que personne, surtout le gouvernement, ne fait rien. Comme le dit Jim Skea, un des chercheurs membre du GIEC : « nous avons remis le message aux gouvernements, nous leur avons donné les preuves, à eux de voir ». En effet, la plupart des gens préfèrent rester dans leur petit confort habituel parce qu’ils ont peur que le changement ne l’affecte ou que les actions à mettre en place soient trop contraignantes (ce qui m’énerve au plus haut point tant c’est faux et égoïste mais ce n’est pas le sujet). De ce fait, il n’y a qu’une minorité qui s’engage, ce qui ne suffit pas à changer les choses (après, de toute façon – désolée de me répéter – ce ne sont pas les actions individuelles et donc à petite échelle qui vont changer véritablement les choses, mais celles réalisées de façon collective). Quant au gouvernement, il ne faut rien attendre de lui puisque ce dernier est contraint de suivre les directives européennes (mais je te propose qu’on aborde ce sujet dans un prochain article pour ne pas tout mélanger, ok ?) et est également plus ou moins aux mains des lobbys surpuissants qui souhaitent rester dans le système actuel pour leur profit personnel et ce même si cela entraîne le déclin voire la chute de l’humanité (oui, je suis pro théorie de l’effondrement).

     Du coup je trouve ça bien beau que les médias fassent des articles pour nous dire de consommer moins de plastique, de devenir végétariens et de ne plus faire d’enfants mais c’est encore une fois faire croire à la population que c’est à elle de faire le plus gros des efforts alors que les plus importants, ceux qui feront une vraie différence, doivent être faits par le gouvernement à coup de réformes salvatrices (je tiens à mentionner que des actions collectives comme le fait de boycotter les marques problématiques peuvent fonctionner, mais c’est un processus lent qui nécessite du temps que nous n’avons plus). Celui-ci n’en fait néanmoins rien et préfère envisager de faire migrer l’élite sur Pluton plutôt que de sauver la Terre qui nous accueille depuis le commencement de l’humanité. En vrai je trouve que c’est quand même dingue de se dire que nous vivons dans un monde où les YouTubeurs sont plus engagés que les politiciens dans les actions environnementales nécessaires à la survie de notre espèce, non ? Parce qu’on ne va pas se mentir, pour l’instant j’ai l’impression qu’ils sont les seuls à essayer de faire quelque-chose avec le projet Il est encore temps, qui a donné naissance à un site Internet très instructif.

     Enfin bref, c’est l’hypocrisie des médias, que j’ai retrouvé dans chacun des articles que j’ai pu lire sur le sujet, qui me donne envie d’hurler ; dedans, ils culpabilisent ceux qui subissent les mauvaises actions de leurs représentants en plus d’arriver beaucoup trop tard. C’est vrai ça, où étaient Libération, Le Nouvel Obs et compagnie il y a vingt ans, soit quand on avait encore le temps d’agir ? On nous annonce maintenant que nous n’avons plus que cinq ans et quelques pour empêcher la génération de nos enfants de vivre dans un remake de The 100, comme si il était possible de changer drastiquement le fonctionnement mondial en si peu de temps. Je trouve ça au mieux utopiste, au pire complètement stupide ; j’en viens d’ailleurs presque à attendre impatiemment la fin du monde pour être débarrassée de toutes ces conneries. Du coup, pour conclure, continuons à faire des petits efforts (lesquels ne consistent pas à partager des articles stupides sur Facebook pour se déculpabiliser de son empreinte écologique à ch*er, sorry not sorry) et à informer les gens de notre côté, le tout en bottant le c*l de nos gouvernements pour faire changer le système. Elevons nos voix pour faire changer les choses, notamment lors de la marche de samedi, et cessons de fermer les yeux sur les comportements néfastes. A la semaine prochaine pour un sujet un peu plus gaie, et peut-être à samedi si jamais tu arrives à me retrouver dans la foule.

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Fiona Gillard

IMPRESSIONS & FAVORIS DE SEPTEMBRE

     Le mois de septembre touche déjà à sa fin (il sera même terminé à l’heure où cet article sera publié), ce qui signifie qu’il est temps de partager avec toi mes favoris du mois. Tu le sais si tu as lu mon dernier article, ces dernières semaines ont été plutôt laborieuses pour moi ; en effet, je n’ai rien publié pendant deux semaines tant je me suis sentie submergée par ma rentrée scolaire. Ce n’est pas que j’avais une quantité de travail spécialement faramineuse, simplement que j’avais besoin de temps pour trouver mon rythme, m’adapter à ce nouveau cursus, ce qui a pris plus de temps que prévu.

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Étape 1 : revoir les bases #crpe2019 #objectifcrpe

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     Il n’empêche que je n’ai pas passé l’entièreté de mon mois à travailler (heureusement d’ailleurs) et ai eu le temps de faire quelques belles découvertes que je m’apprête à partager avec toi. On commence ?

     Tout d’abord, qui dit rentrée dit que je reprends les transports en commun quotidiennement et, dans un autre genre, les longues sessions de révision. Si tu me connais un minimum, tu sais que ces différents moments sont pour moi synonymes d’écoute de musique ou de podcasts et je peux t’assurer que j’ai eu nombre de coups de coeur à ce niveau-là (si bien que ça a été difficile de choisir ce que j’allais te présenter) ! Tout d’abord, après tout le monde, je me suis mise à Spotify (la version gratuite parce que je ne suis pas encore prête à payer pour bénéficier de ce service qui est tout de même assez coûteux #pauvreté) ; j’aime vraiment bien utiliser cette application et plus particulièrement les playlists qui y sont proposées (mention spéciale à « Pleurer sous la douche » – en même temps elle a été faite par Coeur de Pirate qui est mon coup de coeur ABSOLU du moment -, « Café / Croissant », « Au calme » et « Douce nuit ») car elles me permettent de choisir une ambiance – qui s’accorde avec ce que j’ai à faire – et de ne plus avoir à me préoccuper de la musique que j’écoute ensuite. En gros, je laisse simplement défiler les morceaux et, en plus d’être sympa, ça me permets de découvrir des artistes tous plus talentueux les uns que les autres !

     Aussi, comme je te l’ai dit, je me suis remise aux podcasts et ce de façon assez assidue puisque ces derniers m’accompagnent de plus en plus au quotidien et que j’en découvre des tonnes qui sont passionnants (merci à Fanny et Coline qui ont été – plus ou moins consciemment – de précieux conseils pour commencer à plonger dans cet univers. D’ailleurs, elles ont toutes les deux leur podcast et je te conseille d’aller y jeter un oeil). Parmi mes découvertes, je tenais particulièrement à te présenter Magma et Bouffons, que j’aime particulièrement ; Pour ce qui est de Magma, chaque épisode constitue le témoignage d’une personne ordinaire qui a vécu des événements exceptionnels, du genre de ceux qui font désormais partie de l’histoire, et je trouve ça vraiment intéressant. Concernant Bouffons, c’est un podcast qui porte sur la nourriture et qui en parle avec passion ; le créateur a notamment sorti un épisode sur le végétarisme et le véganisme (intitulé « vegan : manuel de survie en territoire bistronomique ») qui était vraiment sympa à écouter (je sais, mes descriptions de podcasts sont peu relevant mais j’ai toujours peur de trop t’en dire…).

     Restons dans le thème de la culture et d’Internet en parlant de mes vidéos YouTube favorites du mois. Tu le sais, j’aime bien traînasser sur ce site pour m’informer sur des sujets bien spécifiques et ce mois-ci a été, je trouve, riche en bonnes vidéos. Je n’ai pas voulu t’assommer avec des contenus sur l’économie que je regarde en ce moment – un peu sous l’influence de mon mec j’avoue – et ai préféré me concentrer sur des vidéos ayant un côté plus légers. Voici, sans plus de bavardages, celles que j’ai voulu partager avec toi :

Coline, que l’on retrouve dans pratiquement tous mes articles favoris, qui signe une vidéo génialissime sur l’acceptation de soi en dénonçant la malveillance de certaines personnes sur Internet

Shera, que je n’ai pas pour habitude de regarder mais que j’ai adoré dans cette vidéo et dans le message qu’elle tente de transmettre au travers (oui, on reste sur le body-positif et la volonté de revenir au naturel)

Thomas, qui est sans conteste mon coup de coeur sur le YouTube Canadien (désolée 2epeau, Cynthia et Natureli, je vous aimes quand même), et qui aborde d’une façon très drôle des sujets tabous de notre société. MERCI pour cette vidéo que tout le monde devrait regarder et partager !

     Sinon, qui dit septembre dit rentrée scolaire (enfin pour ma part) et donc nouvelle organisation pour les cours. Personnellement, mes essentiels de la rentrée sont les applications Wunderlist (que j’hésite à remplacer par Google Task j’avoue), Google Agenda et Google Document (promis je ne suis pas sponsorisée par Google). Grâce à elles, je peux faire des to-do list et mon emploi du temps (lequel change pratiquement chaque semaines) en ligne et les consulter sur l’ensemble de mes appareils connectés. En plus, dès que j’ai terminé une tâche et que je la coche sur Wunderlist, il y a un son qui retenti, lequel est VRAIMENT satisfaisant (c’est pour ça que j’hésite à passer sur Google Task, alors que ce serait plus logique de tout avoir sur le même média). Concernant Google Document, je l’utilise depuis quelques années désormais car cela permet, comme les autres applications que j’ai présenté, de garder ses documents sur un Cloud (ce qui, selon mon presque-coloc, constitue l’avenir de la sauvegarde des données) pour éviter de les perdre mais aussi pour pouvoir les consulter de n’importe où et ce sur n’importe quel appareil connecté. Du coup, en théorie, je peux relire mes cours lorsque je suis dans le bus pour aller en cours (ce qui n’arrive jamais puisque je suis déjà assez occupée à essayer de ne pas m’endormir).

    Aussi, qui dit rentrée dit reprise des bentos (parce que manger vegan à la cantine de mon école est tout de même assez compliqué), ce qui m’a particulièrement mise en joie (oui, si tu ne l’avais pas encore compris, j’aime beaucoup cuisiner). Pour m’inspirer, j’ai suivi avec assiduité le compte Instagram @veggiesideoftheforce ; ça fait des mois et des mois que je suis ce compte Instagram (plus ou moins depuis sa création d’ailleurs) et son évolution mais j’avais envie de t’en parler ce mois-ci car il m’a particulièrement aidé lors de ma rentrée. Il est tenue par deux femmes que je suis également sur leurs comptes perso – soit @borntobeadinde et @cheyennebluue – et le but est de partager des photos de leurs bentos, lesquels sont végétariens et végan (en plus, @cheyennebluue aspire au zéro déchet et tente d’utiliser au maximum des légumes de saison qui viennent de son jardin, ce qui est une initiative à laquelle je suis très sensible, tmtc). D’autre part, dans les descriptions, elles partagent leurs recettes ; j’ai donc particulièrement suivi ce compte à l’approche de la rentrée pour trouver plein de nouvelles idées pour varier mes propres repas et ce fut une véritable mine d’or ! D’ailleurs – et c’est un petit peu hors-sujet – une des deux personnes tenant ce compte part explorer l’Asie avec son copain et j’ai hâte de suivre leurs aventures sur @de.voyage.et.deau.fraiche (dont je te reparlerai certainement dans d’autres favoris).

    Sinon, pour aller sur une note différente que la rentrée, j’ai commencé une nouvelle série avec bae et j’en suis vraiment fan (lui aussi d’ailleurs) ; je suppose que tu en as déjà entendu parlé car elle est assez connue mais il s’agit de Westworld. Ca parle d’un parc d’attraction aux allures de western, lequel est peuplé de robots. Les humains (vraiment très) aisés peuvent se rendre là-bas pour y prendre des vacances ; dans la série, on voit aussi bien les dérives des humains – qui sont tout permis dès lors qu’ils sont dans le parc – que le fonctionnement de l’entreprise qui se cache derrière et c’est vraiment très intéressant. D’autre part, la série fait également se questionner sur la limite entre machine et humain, ce que je trouve personnellement FAS-CI-NANT. Très honnêtement, si tu n’as pas déjà regardé ce programme il faut que tu le fasses (en plus c’est carrément la période vu le temps pourri qui commence à s’installer sur la capitale) ; personnellement j’attends impatiemment le week-end prochain pour retrouver mon copain et donc continuer la série, ahah.

     Pour terminer, j’ai recommencé à jouer à Nintendogs (#rétro), que je ne pense pas avoir besoin de te présenter, pour compenser mon absence de Switch (ceux qui me connaissent le savent, je fantasme littéralement sur cette console depuis des mois et compte bien me l’offrir dès que mes moyens me le permettront). J’aime vraiment bien prendre quelques minutes pour m’occuper de mon virtual doggo (un petit corgi extrêmement idiot mais adorable que j’ai nommé Ellie) et décompresser de ma journée. D’ailleurs, je crois qu’il est temps d’aller le nourrir alors je vais te laisser. A la semaine prochaine pour un nouvel article !

 

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Fiona GILLARD

JE SUIS VIVANTE, RASSUREZ-VOUS (BILAN DE MA RENTRéE SCOLAIRE)

 

     Salut toi, ça fait un bail ! Si tu ne me suis pas sur Twitter et plus particulièrement sur celui du blog – parce que j’ai un compte plus personnel, lequel est en privé, où je partage pas mal de conneries mais je pense que c’est sûrement moins intéressant pour toi – alors tu ne dois pas savoir pourquoi je n’ai rien publié au cours des deux dernières semaines (du coup je ne peux que te conseiller d’aller t’abonner à mon compte, que tu peux retrouver dans la colonne à droite de celle-ci). J’espère que tu ne t’es pas inquiété·e pendant cette période d’absence imprévue. Pour être tout à fait honnête avec toi, cette dernière est tout simplement due au fait que je n’ai pas eu le temps de rédiger quoi que ce soit de potable lors de ces dernières semaines ; avec la reprise de mes cours (et aussi le retour de bae du Canada parce qu’on ne va pas se mentir ça a joué aussi), j’ai été pas mal débordée et n’ai pas trouvé de moment pour écrire. Je sais, j’aurais dû être prévoyante et rédiger des articles d’avance comme je l’avais fait avant mon départ au Canada (oui, je n’arrêterai jamais de forcer avec ce voyage / pays, j’en suis navrée), mais je n’ai pas pensé à le faire (#boulette comme dirait JNSPJ) et me suis donc plus ou moins retrouvée pieds et poings liés (j’adore cette expression, pas toi ?) lorsque le jour de publication est arrivé. De ce fait, j’ai préféré mettre le blog de côté le temps de trouver ma routine afin de bien commencer mon année et d’organiser mon temps entre mes cours, le blog et mes petits boulots, ce qui n’a pas été facile à faire. Histoire de te situer un peu (c’est drôle, je trouve, parce que j’écris cet article pendant un cours d’histoire où on apprend aux élèves de primaire à se situer dans le temps – je sais ce n’est pas sérieux mais ne me juge pas), j’ai repris les cours le 10 septembre ; c’est à cette occasion que j’ai pu découvrir l’emploi du temps immonde qu’on m’attribué (ça fait deux semaines et je ne le digère toujours pas, c’est pour dire) ainsi que l’ensemble des matières que j’allais étudier (oui, je suis une touriste, je me réoriente sans connaître avec exactitude les cours que je vais suivre). Pour te résumer la chose simplement – et ce sans te donner mon planning parce que je ne veux pas que des groupies m’attendent à la fin de mes journées de cours (mdr, je fais tellement genre) – disons que j’ai le même emploi du temps qu’un collégien aussi bien en terme d’horaires que de matières. Oui, parce que j’ai le plaisir de renouer avec des domaines d’études que j’avais abandonné depuis des années comme les maths ou encore les sciences, lesquels sont complexes et nécessitent une mise à niveau pour que je ne sois pas perdue lors des cours (est-ce que tu commences à comprendre pourquoi je me suis absentée ?). Je suis donc globalement en classe pendant la moitié de ma journée et passe un bon tiers du reste de celle-ci à faire mes devoirs, compléter mes cours ou encore demander des explications à des amis qualifiés (dédicace à bae et Lucas qui me font des cours de soutien en maths dès que j’en ai besoin) pour comprendre ces derniers. Je sais que c’est dû au fait que ce soit le début de l’année et que j’ai besoin de m’adapter mais c’est un rythme plutôt lourd ; j’aime néanmoins beaucoup ce que je fais et suis plus que motivée à réussir mon année tout en tenant le blog. D’ailleurs j’ai hâte de t’en parler plus en détails. Bref, j’espère que tu ne m’en veux pas pour cette absence ; je suis de retour (pour te jouer un mauvais tour, ahah) et suis impatiente de te retrouver la semaine prochaine pour mes favoris de septembre. Belle semaine à toi !

 

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Fiona GILLARD

MES CONSEILS AU PRéSIDENT EN MATIèRE D’éCOLOGIE

     C’est la merde. Au moment où j’écris cet article (mais pas à celui auquel tu le lis), nous n’avons plus de Ministre de la Transition Ecologique (des Sports non plus d’ailleurs, mais c’est une autre histoire). Notre Président est tellement désemparé d’avoir perdu Nicolas Hulot, qui était sans conteste la figure la plus populaire de son gouvernement puisqu’il a animé une émission télévisuelle à succès pendant plusieurs années, qu’il semble prêt à faire appel à n’importe qui. En effet, je pense que tu n’es pas sans savoir que la cause environnementale n’est pas la priorité de notre Président ; à ce titre, il semble privilégier l’image du ministère plutôt que son efficacité dans le choix de son représentant (en même temps, le gouvernement a bien besoin de regagner en popularité et en prestige depuis l’affaire Dardanin ou encore l’hésitation à passer au prélèvement à la source). Le Président en est même venu à contacter Daniel Cohn-Bendit, que Benjamin Griveaux aka le porte-parole du gouvernement qualifie de « voix importante dans le débat public » (ce qui montre encore une fois qu’il cherche plus une vitrine qu’une personne d’action), qui a décliné l’offre sans aucune hésitation (pour une fois qu’il fait quelque-chose de bien depuis 1968 tu vas me dire…). Notre Manu national semble donc être dans la panade, si bien que j’ai eu pitié et envie de l’aider (#espritcitoyen). Très honnêtement, je ne pense pas avoir les qualifications nécessaires pour être Ministre de la Transition Ecologique (n’étant pas assez populaire à l’échelle nationale) mais ai néanmoins quelques idées simples pour aider la France à passer du côté éco-responsable de la force ; j’espère que celles-ci seront entendues afin que l’on puisse (enfin) réagir à l’échelle nationale (parce que c’est bien joli de demander aux particuliers de réduire leur impact environnemental mais ce n’est pas ce qui changera véritablement les choses quand on voit les habitudes des entreprises). Ayant tendance à être très utopiste quand il s’agit de la cause environnementale, j’ai décidé de me limiter à des actions qui ont déjà été adoptées au Canada. Ainsi, tu auras la garantie que ces dernières sont possibles à mettre en place. D’autre part, sache que étant partie en vacances là-bas cet été, j’ai eu l’occasion de voir ces idées mises en œuvre et ai constaté qu’elles font la différence, le tout sans changer le quotidien de la population ; oui car je sais bien que généralement, quand on parle d’écologie, les gens sont persuadés que les habitudes à mettre en place sont compliquées et qu’elles vont à coup sûr bouleverser leur routine – à laquelle ils sont pourtant très attachés – si bien qu’ils sont un peu réticents. Pourtant, je peux t’assurer qu’il existe des gestes simples qui changeraient déjà grandement la donne s’ils étaient mis en place. Ces derniers, contrairement à ce qu’on a tendance à nous proposer habituellement, sont globaux et ne concernent donc pas que les particuliers, puisqu’il me semble essentiel que l’ensemble du pays fasse un geste pour que cela ait un véritable impact à l’échelle planétaire. C’est donc sans plus attendre que je vais te livrer mes idées ; en espérant que Manu ou encore François de Rugy, soit le nouveau ministre, passe par-là !

     Tout d’abord, commençons avec une idée qui, j’en suis persuadée, est déjà passée par la tête de plus ou moins toute la population soit arrêter d’imprimer automatiquement les tickets de caisse à chaque fois que l’on effectue un paiement dans un magasin. Mettre en place cela serait une bonne chose puisque, soyons honnêtes, peu de gens s’en servent – encore moins quand on a simplement acheté un paquet de chewing-gum au supermarché du coin – et que cela éviterait de gaspiller du papier inutilement. D’autre part, pour les personnes qui tiennent à conserver une copie de leurs tickets de caisse, il serait totalement envisageable de proposer de les envoyer par courriel (lesquels engendrent des déchets qui sont bien moindres que ceux provoqués par le papier). J’ai eu l’occasion d’expérimenter ce fonctionnement et le trouve même mieux que le nôtre puisque, personnellement, je finis toujours par perdre les tickets de caisse que je veux conserver.

     Dans la même veine, soit celle de ne plus engendrer de déchets inutiles, ne serait-ce pas une bonne idée de mettre en place un système de consigne des bouteilles en verre et en plastique dans les supermarchés ? Cela permettrait d’éviter que les gens ne mettent pas ces dernières au recyclage. D’autre part, l’idée de réduire la production de bouteilles d’eau minérales en plastique (qui, pour rappel étant donné que j’en ai déjà parlé dans un article, sont aussi mauvaise pour l’environnement que pour notre santé) me semblerait être une bonne chose à faire. Au Canada, pour compenser cela, ils ont commercialisé des bouteilles thermos réutilisables en acier (un peu comme celle que j’emporte partout avec moi et que j’ai présenté dans un de mes précédents favoris du mois). C’est plutôt une bonne idée puisque dès lors que les gens en possèdent une, ils cessent de créer nombre de déchets inutiles.

     Pour terminer, parce que je ne vais quand même pas faire tout le travail du nouveau ministre sans recevoir son salaire, je pense qu’on devrait prendre exemple sur Montréal et changer l’ensemble des poubelles présentes au sein de l’espace public pour les remplacer par des poubelles où les déchets et les matières recyclables sont séparées pour permettre leur recyclage. Ça a l’air simple dit comme ça mais je suis persuadée que cela peut changer les choses, alors pourquoi pas tenter ?

     Voici les idées que j’ai pu avoir pour aider la France à devenir plus éco-responsable ; très honnêtement elles n’ont rien d’exceptionnel mais ont au moins le mérite d’essayer quelque-chose. Alors pourquoi ne pas les essayer, n’est-ce pas Monsieur le Président ?

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Fiona Gillard

IMPRESSIONS & FAVORIS D’AOûT (SPéCIAL CANADA)

     P*tain, ce que le mois d’août est passé vite (t’as vu, je fais comme les youtubeur·euse·s et dis ça pratiquement chaque mois alors que ça n’a aucun sens, mdr) ! Je sais bien que j’ai hâte de commencer ma nouvelle année scolaire (ainsi que tous mes projets annexes qui vont se mettre en place en septembre) mais quand même. Honnêtement je serais bien restée quelques semaines de plus à Montréal ! En même temps, cette ville est beaucoup trop cool (et en plus j’étais avec bae, alors il y avait tout pour me plaire) ; j’ai l’impression d’en revenir ressourcée. Très clairement, ce voyage m’a fait beaucoup de bien ; il m’a permise de me recentrer sur moi et tout ce que j’avais envie de faire, ainsi que de le mettre en place (tu en sauras plus très vite ne t’inquiète pas). Du coup, pour mes favoris du mois d’août (à prononcer « a-ou » si on veut le dire à la canadienne), j’ai eu envie de faire une édition spéciale Canada ; je sais, je n’ai pas été à Montréal pendant l’ensemble du mois donc je triche un peu, mais y ayant passé trois semaines je me suis dit que ça pourrait être sympa de te présenter les coups de coeur que j’ai pu avoir là-bas. J’ai même essayé de glisser quelques expressions locales que j’ai apprises dans mon article (à ce propos, bon matin à toi) ; commençons sans plus attendre !

 

     Au cours de ce mois, que j’ai donc passé en grande partie à Montréal (ah bon ? Comme si tu ne le savais pas alors que ça fait facilement deux mois que je force avec ce voyage ; j’ai quand-même publié au moins cinq articles qui y font allusion, c’est pas rien. D’autre part, je n’ai pas compté le nombre d’occurence des mots « Canada » et « Montréal » depuis le début de cet article mais suis persuadée que mon correcteur va gueuler), j’ai consacré l’ensemble de mes journées à l’exploration de cette ville dont j’ignorais tout ; j’étais inarrêtable (même la poutine – aka un plat tellement lourd que tu es tenté·e de rouler plutôt que de marcher après l’avoir terminé – n’a pas su calmer ma déter, c’est pour dire !). J’ai tellement arpenté les rues et chemins que j’en ai eu des ampoules et des crampes partout (ça c’est la partie un peu nulle et peu glamour du voyage, désolée), mais au moins j’ai pu voir des tonnes de choses plus géniales les unes que les autres. D’ailleurs, j’ai décidé de partager avec toi une liste non-exhaustive des lieux que j’ai préférés ; qui sait, peut-être que ça pourra te servir à l’occasion :

  • La Pointe-à-Callières, située juste à côté du Vieux-Port de Montréal, et plus particulièrement la cité d’histoire et d’archéologie. Outre le fait que ce quartier est magnifique et qu’il a été spécialement aménagé pour l’été afin qu’on puisse venir y chiller, il a vraiment une âme et est rempli de musées passionnants (comme celui d’histoire qui retrace l’ensemble du passé du Québec et que j’ai vraiment adoré).

 

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Un de mes endroits favoris de #montréal #mtl

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  • Le jardin botanique de Montréal (et plus particulièrement les jardins japonais et chinois), qui est d’ailleurs l’endroit parfait pour organiser un date (je te glisse ça l’air de rien mais c’est vraiment un bon bail. Perso j’y ai été avec mon chum après un brunch chez Cora – sur recommandation de Manon aka @borntobeadinde – et ça a fait son petit effet)

 

  • Le plateau du Mont Royal (notamment les avenues Saint-Denis et Saint-Laurent, qui sont VRAIMENT très longues, tu sais-tu ?), que m’a fait découvrir Dan, le colocataire québécois de mon cheum (oui j’ai assez peu d’expressions que je peux placer dans cet article alors j’insiste avec, quitte à changer le surnom habituel que je donne à mon mec, soit bae, le temps de cet article). C’est LE quartier bobo de Montréal et c’est vraiment sympa d’y hang out ; en plus il y a des tonnes d’endroits sympas pour consommer des produits locaux telles que la microbrasserie HELM, le restaurant à Poutine La banquise (le meilleur selon les québécois avec qui j’en ai parlé, même si perso j’ai préféré celle du restaurant que je te conseille juste après),l’éco-responsable Robin des bois (qui est également un très bon endroit pour organiser un date) ou encore le café Le faubourg.

 

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#mtl #mtlstreetart

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  • Le sommet du Mont-Royal, qui est une petite montagne (mon pote Benoît, à côté de moi pendant que je rédige, me fait remarquer que terminologiquement parlant c’est un mont et non une « montagne » mais ça ferait une répétition alors m*rde) qui offre une vue à couper le souffle sur l’ensemble de Montréal. Personnellement, j’y suis allée de nuit pour voir les Perséides (ouais, j’ai vu une pluie d’étoiles filantes avec mon mec, c’est pas relationship goal ça ?) et de jour pour admirer le panorama. La première fois, j’y suis allée avec des gens qui connaissaient le chemin donc ça allait – même si c’était sportif – mais la seconde j’étais avec mon ami Guillaume (mon compagnon de balades grâce à qui j’ai pu poster nombre de photos Instagram digne d’une influenceuse de renom) tout juste sorti de son avion ; nous nous sommes donc tout naturellement perdus et avons fini par faire un parcours d’escalade digne d’une épreuve de sport du baccalauréat pour atteindre le sommet. On a même atterri dans un cimetière (#tombraider), c’est pour dire. Bref, c’est superbe mais si jamais tu y vas pense à prendre un plan (VRAIMENT parce qu’en plus il n’y a pas de réseau sur le chemin).

 

  • Les Îles-de-Boucherville et leur parc national ! J’ai été y passer un week-end entier avec des copains (et mon chum évidemment) et ai vraiment adoré (j’en ai d’ailleurs profité pour tester l’application Huji, qui est clairement une de mes favorites du mois. Elle permet de réaliser des photos ayant des airs de clichés argentiques avec son smartphone et le résultat est TROP stylé – même si parfois il y a des effets un peu trop artificiels à mon goût. Evidemment, ceci n’est pas un partenariat – mdr, comme si on m’en proposait). C’est vraiment paisible et rempli de nature alors que ce n’est qu’à une heure de voiture du centre de Montréal, c’est impressionnant ! Et puis le camping était très cute, paisible, pas si cheret on a pu faire des promenades où on en prenait plein les yeux.

 

Oh et puis on a aussi fait du kayak là-bas ! Désolée mais je ne pouvais pas ne pas te le mentionner tant c’était une expérience géniale, ahah (en plus ça me permet de poster une photo avec bae, qui est également la seule que nous ayons prise au cours de mon voyage)!

 

  • Le Village, qui n’est autre que le quartier gay de Montréal, lequel était en fête quand j’y suis allée puisque le mois d’août est le Pride month au Canada. Du coup, il y avait plein de décorations très cute en plus de cafés et d’expositions de rues vraiment sympathiques (mention spéciale à l’initiative Blanc).

 

  • Les tam-tam, qui sont un événement organisé tous les dimanches au pied du Mont Royal. D’après le site du tourisme à Montréal, « On dit que, dans les années 1960 déjà, des percussionnistes amateurs se joignaient aux nantis qui aimaient y pique-niquer ou y prendre le soleil. Ces premières jam-sessions hebdomadaires ont été les balbutiements d’une manifestation qui a grossi de centaines de participants, des musiciens et danseurs qui ont fait des tam-tams une véritable institution montréalaise« . Là-bas, tout le monde danse et fait la fête, il y avait même des gens qui jouaient à la pétanque ! Pour te décrire l’ambiance du lieu, rien de mieux qu’une vidéo (qui n’est pas de moi) :

 

 

     Et sinon (parce que je ne suis pas guide touristique non plus), je suis tombée en amour avec les supermarchés et restaurants du Canada car c’est vraiment le paradis des vegans (bon, par contre c’est pas toujours très bon… pardon le Québec, je ne veux pas t’offenser, désolée). Il y a des produits adaptés partout et ce pour mon plus grand bonheur ! J’ai donc pu tester des aliments que je n’avais jamais goûtés auparavant comme le bacon vegan (que mon copain a trouvé « pas très bon » et « ayant un goût peu semblable à celui du véritable bacon » en plus d’avoir une composition un peu limite mais j’ai personnellement trouvé que c’était un bon substitut pour aider quelqu’un dans sa transition même si, au vu de ce avec quoi le produit est fait, il ne faut clairement pas en abuser #glyphosate). J’ai également goûté la poutine (OBVIOUSLY), mais n’ai pas été entièrement convaincue puisque j’ai tendance à préférer mes frites croquantes (mais encore une fois, celle de Robin des bois est vraiment excellente). Par contre, si j’ai un tips (pas un pourboire, lol) à te donner c’est de les manger avec un peu de ketchup en plus, ça apporte vraiment quelque-chose (je tiens ce conseil du fameux Dan et l’ai totalement approuvé). Bref ! Sinon, j’ai quand même eu mes petits coups de coeur alimentaires comme le cheddar vegan (oui, oui) ou encore les jus Happy planet (et plus particulièrement les saveurs bleuet, spiruline et mangue si tu veux tout savoir). D’autre part, en plus des alternatives véganes à profusion, j’ai trouvé que le pays avait une vraie culture du recyclage et de l’écologie en général et ça m’a vraiment séduite (si bien que j’envisage d’y consacrer un article) ; en même temps ce sont des thématiques qui me tiennent à coeur !

     Autre pan de la culture canadienne que j’ai adoré : les tatouages sont nettement mieux vus qu’en France. De mémoire, il y a plus de 25% de ces derniers qui sont tatoués contre 9% des français ; c’était cool de voir ça, tout comme de ne pas être dévisagée par les gens qui me croisent dans la rue à cause des miens (ce qui arrive bien trop souvent en France). Du coup, naturellement, je me suis faite faire un nouveau tattoo au cours du mois d’août (oups) et, en plus d’avoir fait appel à une tatoueuse vraiment talentueuse, elle a été très à l’écoute de ce que nous voulions moi et mes amis (oui parce que je ne suis pas la seule à être passée sous l’aiguille, mon mec et son coloc m’ont accompagnée dans l’aventure) ce que je trouve très important encore plus étant donné que ceux qui étaient avec moi le faisaient pour la première fois. En plus, se faire tatouer coûte bien moins cher au Canada parce que c’est plus encré (t’as vu, j’ai tenté un jeu de mots ?) dans la culture et que l’importation du matériel est à moindre coup par rapport à la France (puisque les meilleurs produits viennent des Etats-Unis). Concernant le résultat, je l’ai posté sur Instagram ; je suis très fan.

 

     J’ai également lu un petit peu au cours du mois et ai eu un IMMENSE coup de coeur pour le Journal de Henri-David Thoreau. Dedans, il fait des réflexions philosophiques et parle également de son rapport à la nature, notamment lorsqu’il y vivait dans le cadre de la rédaction de Walden ou la vie dans les bois et j’ai trouvé ça fascinant. Si tu as un peu de temps, je ne peux que te conseiller d’y jeter un oeil car personnellement je ne l’ai pas regretté ! Dans un tout autre genre, j’ai profité du fait d’être au Québec pour me procurer le magazine Edition papier, entre autre créé par la YouTubeuse Cynthia Dulude, que je suis depuis des années. J’ai trouvé le résultat de ce projet vraiment top et suis déçue de ne pas avoir la possibilité de me procurer les prochains exemplaires (puisque ce n’est à ma connaissance que disponible au Québec), peut-être que je souscrirai à l’abonnement e-book, qui sait.

     Sur ce, je vais tranquillement aller préparer ma rentrée (je fais ça comme une cheffe pour être au sommum de ma productivité à partir de septembre, j’hésite à te parler de ce sujet, dis-moi si ça t’intéresse), on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article. En attendant n’hésite pas à lâcher des likes (avoue je fais bien la YouTubeuse #humour) !

 

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Fiona GILLARD

TU REPRENDRAS BIEN UNE PETITE CUP ?

     Salut toi, aujourd’hui tu vas lire le dernier article que j’ai préparé d’avance en vue de mon départ pour le Canada (oui parce que j’ai décidé de m’accorder quelques semaines de vacances avec mon copain, rappelle-toi). En effet, c’est déjà le moment de rentrer, de retourner à mon quotidien, de reprendre les cours, etc. J’ai l’impression que ce voyage est passé tellement vite ! Il m’a néanmoins beaucoup appris et je pense sérieusement rentrer grandie de ce dernier, plus épanouie également, aussi bien moi-même que dans mon couple (en vrai je n’en sais rien puisque j’écris cet article avant même mon départ mais c’est ce que j’attends de ce voyage ; si cela s’est avéré correct, je laisserai cette phrase). Bref. Au moment où tu lis ces lignes, je suis certainement en train de terminer ma valise voire déjà à bord de l’avion et je peux te dire d’avance que cette expérience va être encore moins agréable que celle que j’ai pu avoir à l’allée (oui parce que j’ai la phobie de l’avion donc un trajet, seule de surcroit n’est jamais vraiment sympa pour moi). Pourquoi ? Tout simplement parce que je serai en plein SPM (syndrôme pré-menstruel pour celles·eux qui ne seraient pas familiers du terme) voire en premier jour de règle. Ca va être la merde.

     Je sais ce que tu te dis : « putain la meuf elle est au calme (oklm comme disent les jeunes), elle nous a parlé de ses seins et maintenant elle nous parle de ses règles ». Oui, c’est exactement ce que je vais faire ; tout simplement parce que je pense que c’est important d’en parler aussi bien pour guider les femmes que sensibiliser les hommes. De plus, mon souhait n’est absolument pas de te faire un article sur « comment vivre en harmonie avec ses règles » ou quelque-chose dans le même genre (je laisse les magazines féminins s’occuper de ça), mais plus simplement de t’informer sur ce que c’est et implique au sein de notre société. Pour cela, je vais concentrer mon article sur les différentes protections hygiéniques disponibles dans le commerce. J’imagine que dit comme ça ce n’est pas forcément très clair pour toi, mais commençons sans plus attendre et tu vas comprendre.

     Déjà, et si on faisait un petit rappel ? Pour information, les règles – qui sont aussi appelées menstruations – apparaissent chez les femmes entre 10 et 15 ans (je suis pile dans la moyenne perso vu que je les ai eues à 11 ou 12 ans) ; elles reviennent environ tous les mois et ce jusqu’à la ménopause, qui arrive en moyenne autour de 50 à 55 ans. Lorsqu’une femme a ses règles, cela signifie deux choses : premièrement, qu’elle est en âge de procréer et, deuxièmement, que son ovule du mois n’a pas été fécondé. De ce fait, les couches supérieures de la paroi utérine – également appelée endomètre – se détachent pour être expulsées de l’utérus en même temps que ledit ovule non-fécondé. Ainsi, nos règles sont donc composées de sang mais également de ce qu’on nomme la « desquamation » de la muqueuse de l’utérus (et non, ce n’est pas sale). Bref.

     Avec mon petit paragraphe récapitulatif, tu as dû comprendre que les femmes ont leurs règles pas mal de fois au cours de leurs vies (d’autant plus maintenant qu’il existe une multitude de moyens de contraception qui font que les femmes tombent moins fréquemment enceintes). D’après des études, une femme utiliserait environ 15 000 protections hygiéniques (serviettes, tampons, etc) au cours de sa vie pour pouvoir « vivre en harmonie avec ses règles » (on y revient finalement). Ces produits ont donc constitué en une véritable révolution lorsqu’ils sont apparus dans le commerce. En effet, auparavant, les femmes utilisaient des techniques assez sommaires pour se protéger, donc avoir des produits adaptés a changé leur vie (j’en rajoute vraiment à peine). Pour résumer, les protections hygiéniques sont donc un produit de première nécessité pour les femmes (qui devrait être remboursé par la sécurité sociale d’après moi mais ceci est un autre débat) ; il les accompagne au quotidien et ça les distributeurs l’ont bien compris. Effectivement, comme ils savent que leurs produits seront toujours achetés, ils se permettent d’être négligeants voire complètement inconscients au cours de la production. Par exemple (et ce n’est qu’un parmi d’autres), les tampons et les serviettes sont blanchies au chlore, ce qui produit des dépôts de dioxine dans ce qui servira à notre hygiène intime. Le souci étant que c’est une substance très cancérigène (sympa pour un truc qui finit dans notre utérus) qui peut également provoquer un choc toxique.

     Le pire est qu’on ne peut pas faire grand-chose pour lutter contre cela puisque les entreprises ne divulguent pas la composition de ce qu’ils produisent (en même temps ils n’y sont pas obligés alors pourquoi ils le feraient ? Parce que leurs produits sont en contact direct avec nos muqueuses vaginales ? Mdr). D’autre part, ils remettent en cause l’ensemble des études qui visent à dénoncer leurs pratiques pour garder une bonne image. L’une des seules informations qui aient été confirmée est que la marque Tampax utilise de la viscose en grande majorité et cela à la place du coton. Cette viscose est rajoutée car elle est peu coûteuse par rapport au coton et empêche mieux les fuites que celui-ci. Néanmoins, cela apporte des polluants chimiques organiques très dangereux comme les dioxines, dont nous avons déjà parlé précédemment, et les furanes, cela jusque dans nos culottes. Ces derniers font partis des 10 produits chimiques les plus cancérigènes au monde mais mise à part cela il n’y a aucune raison de s’inquiéter, pas vrai ? C’est comme pour le glyphosate, un herbicide très nocif qui se trouve dans au moins 80% des tampons et serviettes hygiéniques, on chipote à vouloir qu’il n’y en ait plus, pas vrai ?

     Reprenons notre sérieux ; comme je te l’ai montré dans les paragraphes précédents, les protections hygiéniques classiques sont mauvaises pour notre santé. Ils sont également terriblement nocifs pour notre planète puisque que la culture du coton utilisé pour les fabriquer représente 3% des terres cultivables et demande 22% des insecticides mondiaux. D’autre part, il faut 32 traitements pour arriver au stade que l’on connait sans compter les 900 litres d’eau nécessaire pour faire ne serait-ce qu’un kilo de coton. Et s’il n’y avait que ça… Eh oui car, en plus, il faut 400 à 500 ans en moyenne pour qu’un tampon se dégrade complètement (ce chiffre ne prend pas en compte ceux qui sont jetés dans les toilettes et qui finissent dans la mer). Les protections hygiéniques sont donc un produit très dangereux et ce aussi bien pour ses utilisatrices que pour la planète, il serait donc bon de limiter leur utilisation voire d’arrêter d’en consommer. Je sais ce que tu te dis : « oui enfin c’est bien beau mais comment tu évites de tâcher ta culotte ou tes habits si tu n’utilises pas de serviettes ou de tampons ? ». Mon ami·e, tiens toi prêt·e car je vais peut-être changer ta vie à jamais :

     Personnellement, et je t’en ai déjà parlé ici, j’ai décidé de ne plus utiliser que ma cup (ou coupe menstruelle), ce qui a changé ma vie. Outre le fait qu’elle soit composée uniquement de silicone, ce qui est bien meilleur pour l’organisme, elle peut se garder jusqu’à trois ans si elle est bien nettoyée entre chaque cycle ; c’est donc un grand « oui » pour ton bien-être et celui de l’environnement. En plus de cela, elle est très pratique à mettre, se garde toute une journée et ne se sent pas du tout. Elle bloque aussi toutes les odeurs de sang qui peuvent mettre si mal à l’aise dans certaines situation (genre quand tu es en cours et que tu sens que ta serviette rend l’âme et commence à sentir comme du poisson qu’on aurait laissé moisir). Vraiment, je pense que l’essayer c’est l’adopter. J’espère que tu testeras ou en parleras aux personnes que cela pourrait intéresser. Sinon, comme je suis sympa, je te laisse également une liste de protections hygiéniques « safe » pour ne plus acheter des choses nocives pour toi ou tes proches. Bonne semaine !

 

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Fiona GILLARD