UN POINT SUR LE HARCèLEMENT SCOLAIRE

Je dédie cet article aux anciens élèves du collège Michelet (Vanves) qui ont fait de mon existence un véritable enfer pendant quatre ans.

     Il y a maintenant un mois (je sais j’ai trainé à rédiger cet article), j’ai assisté à une conférence portant sur le harcèlement scolaire, laquelle avait lieu dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne (rien que ça). Cette dernière était à l’initiative de la Ligue de l’enseignement – la Ligue pour les intimes – ainsi que de l’ESPE, soit l’école que je fréquente, qui ont tenu à aborder ce sujet suite à des remontées de terrain de la part des enseignants. Ces derniers ont effectivement constaté une recrudescence de ce phénomène dans les dernières années. Il est vrai que le harcèlement scolaire est un sujet qui a – selon moi – trop longtemps été passé sous silence aussi bien par les médias que par les personnes qui en sont témoins voire le subissent. On constate néanmoins une prise de conscience globale depuis les dix dernières années, laquelle donne lieu à la tentative de mise en place de systèmes de préventions mais aussi de solutions diverses pour l’éradiquer. On peut notamment remarquer cette prise de conscience avec la diffusion de programmes traitant de ce sujet comme Thirteen reasons why, dont je conseille uniquement la première saison, ou encore Le jour où j’ai brûlé mon coeur qui est récemment passé sur TF1. Ayant moi-même été concernée par ce sujet lors de mes années d’études primaires et secondaires, j’ai eu envie d’en parler ici afin de te livrer aussi bien un témoignage que le compte-rendu de ladite conférence. J’espère que cela te permettra de mieux comprendre la gravité du harcèlement et la façon dont le sujet est traité par l’Education nationale.

      Tout d’abord, contrairement à ce que pourraient faire croire les reportages diffusés sur le sujet à la télévision, le harcèlement n’est pas un phénomène récent. En effet, les premières recherches sur le sujet datent de 1973 – ce qui prouve bien que ce n’est pas apparu avec les réseaux sociaux – et ont été effectuées par Dan Olweus, un psychologue suédo-norvégien. Au terme de ces dernières, il invente le terme de bullying, que l’on pourrait traduire par “intimidation” en français, et en donne une première définition ; pour lui, il s’agit d’un “abus de pouvoir agressif et systématique à long terme”. Aujourd’hui, on a complété cette dernière si bien que l’on considère désormais que le harcèlement scolaire constitue en un flux régulier et continu d’agressions prenant différentes formes. Pour être tout à fait exacte, l’Etat français en distingue quatre, lesquelles sont les violences morales (comme le fait de faire courir des rumeurs, la profération d’insultes, la mise en ostracisation ou encore le chantage), physiques (comme les coups, les bousculades, la dégradation de biens personnels ou encore le racket), le cyber harcèlement (aussi bien via un média public ou privé) et les violences sexuelles (ai-je réellement besoin d’expliciter ce point ?). Personnellement, j’ai été concernée par les trois premiers points lors de ma scolarité, puisqu’un groupe assez important d’élèves ont fait courir des rumeurs sur moi, ce qui a donné lieu à ma mise à l’écart d’une bonne partie du collège, qui m’insultait sans retenue aussi bien en face que dans mon dos. Cela a engendré des agressions physiques mais aussi du cyber harcèlement ; je me souviens encore de ces multiples coups de fil passés en anonyme par mes camarades pour me proférer les pires insultes imaginables, lesquels avaient lieu plusieurs fois par semaine, et des dizaines de commentaires infâmes que je recevais sur mon Skyblog (dont je t’ai parlé pas plus tard que la semaine dernière).

      D’après les chercheurs spécialistes sur la question du harcèlement scolaire, ce dernier est pratiqué par des personnes qui ont tendance à manquer d’empathie vis-à-vis de ceux qui subissent leurs actions ; ils ont la volonté de faire du mal à autrui, plus particulièrement à ceux qu’ils jugent non-conformes à leurs standards, et en tirent un certain plaisir. S’ils ont ce comportement, c’est souvent parce qu’ils veulent compenser le fait d’être une victime chez eux (à cause d’un grand frère ou de parents enclins à les dévaloriser) et parce qu’ils se considèrent comme ayant plus de pouvoir que la personne qui subit leurs mauvaises actions. Evidemment, dans les faits, aucun élève n’a plus de puissance qu’un autre seulement il est vrai qu’il se crée un déséquilibre de pouvoir entre les protagonistes concernés puisque le harceleur a une emprise psychologique sur la victime, qui se retrouve isolée et ne sait pas comment mettre fin à cette situation (c’est d’ailleurs une notion essentielle et trop souvent oubliée dans le harcèlement). La plupart du temps, elle est tout d’abord sidérée par la violence de ce qu’elle subit puis a honte voire peur d’évoquer le sujet auprès des personnes qui pourraient l’aider car elle craint que ça n’empire les choses par la suite, ce qui la plonge dans un état d’anxiété et de dépression constant qui ne fait que raviver son sentiment de solitude. Parfois, ce mutisme perdure pendant plusieurs années chez les anciennes victimes ; certaines n’en parleront même jamais de leur vie car elles se sentent responsables de ce qu’on leur a fait subir. D’autre part, les séquelles du harcèlement scolaire sont importantes et ne s’effacent pas ; pour ma part, je suis encore terrorisée lorsqu’un publicitaire m’appelle en anonyme car une partie de moi a peur que ce soit à nouveau les personnes qui me téléphonaient pour me dire des horreurs. Le souci, c’est que c’est de cette souffrance et absence de réaction que se nourrit la personne qui pratique le harcèlement puisqu’elle en tire un sentiment de supériorité. Nous sommes donc dans un cercle vicieux.

     Pour en sortir, le rôle des “spec-acteurs” sera donc essentiel. C’est pour cela que c’est sur eux que se ciblent principalement les campagnes de prévention qui ont été mises en place par l’Etat français. L’idée est de leur faire comprendre que le harcèlement est un sujet sérieux qui peut détruire une personne voire la pousser à se faire du mal et que, de ce fait, il ne faut en aucun cas soutenir l’action du harceleur et même, au contraire, en référer aux adultes responsables pour le faire cesser au plus vite. D’autre part, il insiste de plus en plus sur le fait que laisser agir les harceleurs, c’est être complice de ce dernier et donc condamnable par la justice. En effet, depuis 2014, le harcèlement est officiellement considéré comme un délit par la loi française. Lorsqu’il est pratiqué en milieu scolaire, il est admis dès lors qu’on constate une “atteinte aux droits et à la dignité d’autrui”, mais également “d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel”, soit exactement ce que j’ai subi lors de mes années collège. Sache également que les actes de harcèlement scolaire sont pris en compte par la justice peu importe s’ils ont lieu dans l’établissement ou non. D’autre part, si la victime est mineure c’est une circonstance aggravante et ce que le harceleur le soit également ou non. Les peines encourues sont de dix-huit mois de prison et 7500 euros d’amendes dans les cas les plus graves.

     Afin d’éradiquer le problème, des solutions ont été proposées par l’Etat, mais je les trouve personnellement trop peu concrètes. En effet, le sujet est tellement délicat qu’on ne sait pas vraiment comment intervenir et ce malgré les formations dispensées depuis 2014 à l’ensemble du personnel éducatif afin de les sensibiliser au sujet et de les entraîner à reconnaître un cas afin d’agir pour son arrêt. Pour cela, il est conseillé de mettre en place un accompagnement individuel aussi bien pour aider le harcelé que pour faire prendre conscience au harceleur que ses actions sont graves, condamnables et qu’elles ont des conséquences. L’idéal est de prendre du temps avec la victime pour l’écouter parler de son ressenti, de sa souffrance, le tout afin qu’il se sente entendu et qu’il puisse engager les démarches pénales nécessaires. Pour résumer, il est demandé au personnel éducatif de responsabiliser plutôt que culpabiliser les acteurs du harcèlement afin d’éviter qu’ils ne réitèrent.

      Malgré tout, je pense que ce problème a malheureusement encore de beaux jours devant lui puisque les victimes peinent à parler de ce qu’elles endurent et que les professeurs ou surveillants ne peuvent pas voir tout ce qui se passe dans l’enceinte de l’établissement et encore moins en dehors de celui-ci. J’espère néanmoins qu’on arrivera à terme à éradiquer ce problème. Voilà, c’est tout pour moi. Rendez-vous la semaine prochaine pour un article un peu plus gai que celui-ci et, en attendant, garde l’oeil ouvert et n’hésite pas à intervenir si tu repères une situation que tu juges inacceptable.

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Fiona Gillard

LES RéSEAUX SOCIAUX, CES MéDIAS QUI BIAISENT NOTRE PERCEPTION DE NOUS-MêME

     Les réseaux sociaux sont partout autour de nous (n’en déplaise aux vieux c*ns qui ne les comprennent pas et les voient encore comme un phénomène mineur au sein de notre société) et font partie de notre quotidien depuis une bonne quinzaine d’années. Peu importe l’âge que tu as (sauf si tu es un·e jeune enfant auquel cas je me demande ce que tu fais sur ce blog), je pense que tu en as forcément déjà entendu parler puisqu’ils sont l’un des sujets préférés des médias traditionnels (après les dangers des jeux vidéos parce qu’ils ont tendance à forcer avec ça aussi) et que nombre de marques s’en servent pour leur communication. Personnellement, du haut de mes vingt-deux ans, j’ai véritablement grandi en même temps que ces derniers. Je me souviens avoir eu mon premier Skyblog (ça ne me rajeunit pas tout ça) alors que j’avais quelque-chose comme 10 ans – c’était d’ailleurs totalement irresponsable de m’afficher sur Internet aussi jeune, mais à l’époque je n’avais pas le recul que j’ai maintenant. Ensuite, je me suis inscrite sur Facebook – qui apparaissait comme une révolution dans le domaine des médias sociaux lorsqu’il est apparu – quand j’en avais 12. Sont ensuite venus tout naturellement Instagram, Twitter et que sais-je encore. Après tout, aujourd’hui, il y a tellement de réseaux sociaux différents qu’on ne saurait plus les dénombrer et encore moins dire sur combien nous avons un compte. D’autant plus que nous n’avons pas tous la même notion de ce qu’est un “réseau social” ; commençons donc par essayer d’en donner une définition.

     D’après moi – et Wikipédia parce que je souhaitais avoir des propos un peu plus poussés que ma simple opinion personnelle – le terme de “réseau social” est mal employé et on devrait lui préférer celui de “média social”, lequel désigne les médias Internet qui identifient leurs usagers et leurs relations sociales afin de leur proposer un contenu personnalisé. Aussi, le propre de ces derniers est d’utiliser l’intelligence collective, qui se développe par le biais de la communication entre les individus ou groupes d’individus, pour créer du contenu Web qui peut être commenté par tout un chacun dans un esprit de collaboration. Ils sont donc, en théorie, des médias qui correspondent à leurs utilisateurs et qui permettent à tous de s’exprimer sans distinction de statut (par exemple, on considère qu’un doctorant aura la même crédibilité qu’un plombier – loin de moi l’idée de dénigrer cette profession – sur un sujet, peu importe sa nature). Alors pourquoi sont-ils aussi décriés ? (tu le sens le formatage universitaire à la c*n ? Coralie, prends en des notes, toi qui a encore du mal avec la méthode de la dissertation)

     Eh bien les principaux reproches que l’on peut faire aux médias sociaux tiennent tout simplement au fait que la réalité est loin de l’utopie théorique. Certes, on nous propose un contenu personnalisé (quoi que parfois je me le demande au vu de ce que je retrouve dans mes suggestions) mais ce dernier est principalement visible par la publicité ciblée, qui n’a pas d’autre but que celui de nous faire consommer plus. D’autre part, ils contribuent à la diffusion de normes sociétales qui, lorsqu’on ne les respectent pas, peuvent engendrer un mal-être grandissant chez la personne qui se sent inférieure aux autres. Sérieusement, qui ne s’est jamais retrouvé à pleurer devant une photo postée sur Instagram par une influenceuse que l’on va juger “mille fois plus belle que nous” ? Je suis sûre que je ne suis pas la seule qui se soit retrouvée dans cette situation et qui a fini par être dans l’obligation d’arrêter de suivre des personnes que j’apprécie pour la seule et unique raison qu’elles me faisaient complexer encore plus que ce n’était déjà le cas auparavant (#dysmorphie). Car oui, le plus gros problème des réseaux sociaux c’est ça : chacun y expose des fragments de son existence dans la quête d’une approbation de la masse. Ce n’est pas forcément conscient ou fait à mal, seulement, dans ce but, on ne diffuse que les plus beaux aspects de notre existence comme pour prouver au reste du monde qu’on est légitime d’exister, que notre vie est meilleure que celle des autres et qu’il faut nous envier. Le plus traître là-dedans, c’est que ce phénomène se fait de plus en plus ressentir à mesure que l’on gagne en visibilité. Combien d’influenceurs cherchent à faire croire qu’ils sont l’incarnation de la perfection, qu’ils ont une vie parfaite, un corps parfait, le tout dans le but de recevoir une approbation de la part de leurs followers qui, quant à eux, se retrouvent à passer plusieurs minutes ou heures de leurs journées à baver sur celles des autres (je suis particulièrement fière de cette formulation, trouvée au milieu de la nuit alors que j’étais en pleine insomnie) parce qu’ils se comparent à ces derniers et ne voient donc que les aspects négatifs de leur existence ? Honnêtement, je suis une grande amatrice d’Instagram, aussi bien en terme de “posteuse” que de “suiveuse”, mais j’ai bien conscience que cette application et moi n’avons pas toujours un rapport totalement sain. C’est bien simple, parfois je me surprends à hésiter au moment d’y publier une photo car je me demande si elle correspond aux critères de l’application, laquelle ne met en valeur que des photos ultra-normées pour répondre à un esthétisme qui nous est inconsciemment imposé, tuant par la même occasion toute forme de créativité ou d’originalité en son sein. Je sais que ce doute n’est pas justifié, mais quand on voit que des personnes peuvent se faire harceler quotidiennement simplement parce qu’elle sont différentes – j’en profite pour exprimer mon soutien à ce pauvre Bilal Hassani qui vit une situation inacceptable sans que personne ne réagisse – ça donne à réfléchir. Le pire, c’est que même si on correspond à la norme il est possible de se retrouver dans cette même situation, qui se traduit par le fait de recevoir des messages ou des photos non désirées exprimant le désir que l’on provoque chez des personnes ayant très certainement été éduquées dans ou par une poubelle. Eh oui, les réseaux sociaux sont capables de faire ressortir le pire de l’humanité qui, sous couvert d’anonymat, se croit tout permis. Car oui, comme je le disais dans ma définition, ils donnent la possibilité à tous de s’exprimer sur tout et n’importe quoi, le tout sans filtre et pratiquement sans censure (parce que même les propos les plus abjects que j’ai pu voir en ligne n’ont jamais été supprimés par les modérateurs qui préfèrent encaisser l’argent engendré par un scandale que de préserver des innocents se faisant lyncher sur la place publique). Cela fait qu’on accorde parfois du crédit à des énormités qui, autrefois, ne sortaient pas du bar où une personne ivre morte avait osé les prononcer. Mais alors, pourquoi sommes-nous autant accros à ces derniers ? Sont-il uniquement le reflet d’un narcissisme grandissant au sein de notre société, lequel cohabite avec le besoin d’être validé par ses pairs ?

     Pour être tout à fait honnête avec toi je n’en suis pas certaine. En effet, malgré tous leurs défauts, j’apprécie les réseaux sociaux et suis capable de les défendre avec ferveur lorsqu’on les critique. Ces derniers me permettent de me tenir au courant de l’actualité, le tout en multipliant les sources et les points de vue ce qui fait que je peux avoir une vision que je pense bien plus globale que quelqu’un qui passe sa journée devant BFMTV (la blague). D’autre part, j’ai pu y rencontrer des gens fabuleux (la timeline de mon compte Twitter privé, celle-là elle est pour vous) et renouer avec des personnes perdues de vue – à qui je n’aurais sans doute jamais reparlé sans et qui sont maintenant de bon·ne·s ami·e·s (Cécile, big up). Les réseaux sociaux peuvent également, paradoxalement à ce que j’ai pu dire plus haut, aider à l’acceptation de soi et ce même si on dénote des standards de beauté. En effet, rien ne me ravie plus que la floraison de comptes qui brisent les normes de genre, luttent pour l’acceptation de toutes les morphologies, sont ethniquement variés ou encore montrent des personnes d’âge plus avancés que la trentaine. Rien que pour ces raisons, je trouve leur existence légitime voire utile notamment pour les personnes isolées à la recherche d’amis qui les comprendront ou partageront leurs centres d’intérêts, lesquelles leur permettront de se sentir moins seuls et d’assumer leurs différences vis-à-vis de la norme.

     Pour conclure, j’aurais aimé te donner un avis tranché sur les réseaux sociaux, les condamner ou les encenser, seulement je n’arrive pas à savoir ce que j’en pense véritablement. J’ai l’impression qu’ils ont autant de côtés négatifs que positifs, puisqu’ils sont capables de tirer vers le haut comme de briser une personne. Je pense donc qu’il faut les utiliser mais avec parcimonie afin de garder une distance critique. D’autre part, il faut les distinguer de la « vraie vie » et ne pas focaliser son existence dessus sous peine de se rendre malade de jalousie envers ceux qui s’affichent comme étant « meilleurs » que nous. Tout cela pour dire que les réseaux sociaux constituent un sujet très complexe, auquel il est aujourd’hui essentiel de réfléchir pour réussir aussi bien à les comprendre que savoir quels rapports nous devons entretenir avec. Si jamais tu te penches toi-même dessus et que tu arrives à de nouvelles idées, n’hésite pas à en faire profiter l’ensemble des lecteurs et moi-même via les commentaires (tu peux également me dire ce que tu penses des miennes puisque je ne prétend aucunement avoir la science infuse – encore moins sur ce sujet). Je pense que j’y consacrerai moi-même d’autres billets à l’avenir pour approfondir des points plus précis au sujet de ces derniers. Bref. Dans l’attente de nouvelles de ta part, je retourne à ma petite vie, entre préparation du CRPE et de mon calendrier de l’Avent (rendez-vous chaque jour sur mon compte Instagram !). A la semaine prochaine pour un nouvel article !

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Fiona Gillard

IMPRESSIONS & FAVORIS DE NOVEMBRE

     Oh mon Dieu, le mois de novembre est (enfin) terminé ! Je ne sais pas si c’est le froid, la fatigue ou l’incommensurable montagne de travail que j’avais à faire au cours du mois qui m’ont achevée et mis le moral à zéro mais le fait est que j’entame vraiment décembre sur les rotules. Il faut dire que le temps influe vraiment sur moi et la façon dont je ressens les choses ; en effet, comme je te l’ai dit précédemment, j’ai été frappée par la déprime hivernale (rien d’inquiétant ne t’en fais pas) dès lors que les températures ont commencé à baisser ce qui, combiné à mes premiers partiels et stages de l’année (lesquels sont vraiment éreintants mine de rien), a fait que je n’ai pas eu le temps d’écrire de nouveaux articles pendant une bonne partie du mois. A ce propos, j’ai vraiment très mal vécu le fait de t’abandonner pendant aussi longtemps, encore plus quand j’ai vu que des gens continuaient d’aller sur le blog chaque jeudi pour vérifier si je n’avais pas publié un article en secret. D’ailleurs, je tiens à remercier celleux qui m’ont envoyé des messages adorables pour prendre de mes nouvelles et me dire de me reposer, je crois que c’est ces petites attentions qui m’ont empêchée de véritablement sombrer dans les tréfonds de la culpabilité. Enfin bref, je me suis dit que je te devais quand même des excuses pour t’avoir lâché·e sans prévenir – j’ai abordé le sujet sur Twitter mais je sais que tout le monde n’est pas sur ce réseau – et qu’il fallait que je me fasse pardonner. J’ai donc préparé, le tout dans la plus grande discrétion – entre deux teasers sur les réseaux sociaux mais est-ce que ça compte vraiment ? #onneserefaitpas), une petite surprise pour toi à l’occasion du mois de décembre. En effet, j’ai décidé de créer mon propre calendrier de l’Avent sur mon compte Instagram afin de partager un peu plus avec toi et de te faire patienter jusqu’à Noël. Je t’invite donc à m’y retrouver chaque jour à partir du premier décembre pour découvrir tout ce que je t’ai préparé. Par contre, petit disclaimer comme diraient mes consoeurs YouTubeuses, je tiens à te prévenir que les photographies que je vais présenter ne concerneront pas forcément toutes Noël alors ne t’attends pas à voir vingt-cinq photos de mon sapin (d’autant que c’est un synthétique qui commence à dater alors il n’est pas forcément très esthétique) ! Bref, j’espère que cette annonce te donne un peu de baume au coeur par ce temps glacial et que le concept sera à ton goût. J’ai hâte d’avoir tes retours !

     Après cette parenthèse, revenons à mes favoris ! Enfin… je t’avoue que j’ai l’impression de n’avoir rien fait du mois mis à part travailler. Le problème est tel que j’ai même hésité à rédiger cet article tant je peinais à rassembler des découvertes à te partager. Je me suis néanmoins ressaisie, ne souhaitant pas laisser ce blog à l’abandon plus longtemps, et ai saoulé mon presque-coloc (parce que oui, j’ai écrit une bonne partie de l’article chez lui, comme d’habitude j’ai envie de dire) jusqu’à ce qu’on retrouve ce dont j’avais bien pu lui parler. Après maintes réflexions, nous avons réussi à établir une liste acceptable de coups de coeur que j’ai pu avoir au cours de novembre. Commençons donc par mes vidéos favorites ; comme toujours, Coline est de la partie. Ce mois-ci, je tiens particulièrement à saluer sa vidéo sur les influenceurs·euses et le partenariat car je trouve qu’elle y fait preuve d’une honnêteté remarquable, le tout sur un sujet qui est bien trop souvent considéré comme tabou et donc éludé par les YouTubeur·se·s. J’y ai appris plein de choses sur le fonctionnement interne du site sur lequel je passe sans doute le plus de temps et je trouve cela aussi intéressant qu’utile pour mieux comprendre ce métier (à ce propos, sachez que quand j’ai demandé aux enfants que j’ai rencontré lors de mon stage ce qu’ils voulaient faire plus tard, bon nombre d’entre eux m’ont répondu “YouTubeur·se·s” comme si c’était devenu la nouvelle profession en vogue, laquelle est désormais plus populaire que les classiques “maîtresse” ou encore “pompier”). Je e conseille donc d’aller y jeter un coup d’oeil si le sujet t’intéresse.

     Je tenais également à saluer la dernière vidéo de Bonjour Tristesse, qui est certainement mon YouTubeur politique préféré, qui porte sur les gilets jaunes. A mon humble avis, on gagnerait tous à aller la visionner pour emmener notre réflexion plus loin que le simple “ce qu’ils sont c*ns à manifester contre la hausse du prix de l’essence alors que c’est nécessaire à la transition écologique” (piège dans lequel je suis la première à être tombée). Il y aborde également le sujet des débordements racistes, islamophobes, sexistes, homophobes et autres qui ont pu avoir lieu lors des contestations (sachant que, personnellement, c’est ce qui m’a le plus posé problème dans le mouvement), le tout de manière honnête et réfléchie. Pour résumer, si tu as dix minutes, regarde sa vidéo qui vaut clairement le détour – bien plus que les articles biaisés que nous ont pondu les médias sur le sujet d’ailleurs.

     Pour ce qui est de mes lectures, je t’avoue qu’excepté mes manuels de préparation au concours je n’ai pas ouvert énormément de bouquins ce mois-ci. En effet, comme je te l’ai dit en début d’article, j’ai été pas mal prise par mes obligations d’étudiantes (mais aussi professionnelles mais c’est un autre sujet) ce qui fait que mes lectures personnelles sont légèrement passées à la trappe. J’ai néanmoins eu l’occasion d’enfin découvrir la bande-dessinée Les culottées de Pénélope Bagieu – qui est une dessinatrice / autrice que j’affectionne tout particulièrement – puisque cette dernière se trouvait dans la bibliothèque de la classe au sein de laquelle j’ai effectué mon premier stage en établissement élémentaire. J’ai trouvé l’initiative, soit le fait de présenter des portraits de femmes extraordinaires mais peu connues du grand public un peu à la manière de l’excellente émission Virago de Aude GG, fantastique et parfaitement exécutée. Désormais je n’ai plus qu’une hâte, celle de lire le second tome qu’elle a publié !

Les culottées

    Restons dans les contenus féministes avec ma série coup de coeur du mois, soit Les nouvelles aventures de Sabrina, qui est disponible en exclusivité sur Netflix. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de te pitcher véritablement la série, puisque si tu es à peu près de ma génération tu as dû voir le dessin animé ou encore la série qui passaient à la télévision dans notre enfance, mais en gros c’est l’histoire d’une demi-sorcière qui est tiraillée entre son humanité et son appartenance à un coven sataniste. En plus d’être particulièrement bien réalisée – j’ai personnellement jouit (C’EST UNE FACON DE PARLER) tant la colorométrie était belle – j’ai trouvé le traitement du sujet génialissime. D’autre part, je ne peux que saluer le fait que les auteurs aient choisi d’insérer des références au féminisme un peu partout dans la série. Bref, il faut aller binge-watcher ce show as soon as possible (en ce moment je passe mon temps à parler en franglais et je ne sais pas pourquoi. Je trouve ça assez perturbant et je crois que ça tape sur les nerfs de mes proches mais je n’arrive pas à m’arrêter, quel fléau !).

     Concernant la musique, je n’ai pas fait de découvertes exceptionnelles comme ce fut le cas le mois dernier (où, pour rappel, j’ai dû passer certains de mes coups de coeur sous silence afin de ne pas te publier un article infinissable – déjà que ma mère se plaint du fait que je tartine trop de lignes à chaque nouveau billet) et ai passé mon temps à réécouter mes coups de coeur du moment (que je ne citerai pas autrement on va encore dire de moi que je suis une fangirl). Je te propose néanmoins de découvrir, si ce n’est pas déjà fait, les derniers albums de The Blaze et Nymano, qui sont sortis en octobre. Ce sont de petits bijoux qui ont rythmé mes soirées comme mes moments de travail et je suis certaine que tu ne peux qu’adorer. A ce propos, si tu décides d’aller écouter The Blaze, je ne peux que te conseiller de jeter un oeil à leurs clips par la même occasion puisque ces derniers sont vraiment magnifiques ; personnellement ils me matrixent le cerveau à chaque fois que je les regarde.

     Pour terminer, je tenais à te parler de mes révélations du mois, lesquelles sont en rapport avec le zéro déchet (qui, comme tu le sais, est un sujet qui me tient particulièrement à coeur). En effet, j’ai pris la décision de limiter au maximum l’achat de nouveaux vêtements et, de ce fait, de me tourner le plus possible vers le seconde main. De base, j’étais déjà une grande fan des friperies mais là j’ai commencé à utiliser Etsy et Vinted, qui sont des fair shops vraiment bien foutus, et j’adore ! C’est l’occasion d’acheter (ou de revendre d’ailleurs) des vêtements de façon éthique et le tout à petit prix. Enfin bref, je suis certaine que je te reparlerai de ces sites très bientôt alors je ne vais pas trop t’en dire dès maintenant. C’est donc sur ces bonnes paroles que je te laisse et te retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article. Prends soin de toi et de ta planète en attendant ! Ca me fais plaisir de te retrouver, si tu savais…

 

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Fiona Gillard

DéPRIME HIVERNALE & FLEMMINGITE AïGUE

     Nous sommes le jeudi premier novembre, il est 11h28. Mon article de la semaine est sensé être mis en ligne d’ici une trentaine de minutes, malheureusement il n’est même pas encore écrit. C’est la m*rde. Vraiment. C’est d’ailleurs d’autant plus la m*rde que je n’ai absolument aucune excuse à te donner pour ne rien avoir rédigé cette semaine. En effet, je peux habituellement te dire que j’ai eu trop de choses à faire et à penser entre mes cours et mes petits boulots pour écrire un article convenable (ce que j’ai fait il n’y a pas si longtemps si tu te souviens bien) mais puisque je suis en vacances en ce moment, je n’ai pas énormément d’impératifs et donc de motif valable pour avoir une fois de plus faillit à ma tâche. Alors certes, j’ai eu pas mal de devoirs à faire, mais rien qui ne me prenne assez de temps pour m’empêcher d’écrire, soyons franc. Non, la vraie raison c’est que j’ai eu la flemme. Aaaah, la flemme (si tu as la référence je t’offre un bon point) !

     Je sais, je ne devrais pas me laisser entraîner par cette démone capable d’anéantir la moindre once de motivation présente dans mon esprit mais j’ai été faible. J’avais l’appartement familial pour moi toute la semaine et ai préféré alterner les moments Netflix & chill et l’organisation de tournois de cartes (je suis une grand-mère, un problème ?) avec mes amis plutôt que de passer mon temps à rédiger des articles d’avance pour le blog. En vrai, ce n’est pas faute d’avoir essayé puisque j’ai actuellement trois brouillons pratiquement terminés, seulement il me manque des éléments pour clore la rédaction, lesquels ne pourront être ajoutés que plus tard, ce qui retarde de façon conséquente la publication de ces derniers.

     Tu vas certainement me dire que tout cela n’excuse rien et c’est vrai ; je suis inexcusable. Je me suis laissée emporter par la déprime hivernale qui semble s’attaquer à tous ceux que j’aime ces derniers temps (sauf mon chat, qui reste plus ou moins aussi grognon que d’habitude). En effet, les feuilles ont chutées de leurs branches encore plus vite que mon moral ; que veux-tu que je te dise, l’hiver arrive – winter is coming diraient les fans de Game of Throne – et avec lui le moment de l’année où on essaye d’optimiser nos trajets pour passer le moins de temps possible dans l’extérieur glacial qu’est devenu la ville, lequel ne saurait néanmoins rivaliser avec celui présent dans nos cerveaux et nos coeurs – qui semblent afficher le message out of service tant ils sont abîmés par le froid. A cette période de l’année, quand la température descend comme ça a soudainement été le cas sur la capitale, ma seule envie est de rester sous ma couette et d’hiberner jusqu’au retour du soleil ; même l’approche de Noël et donc de la saison du vin chaud ne saurait réconforter le pauvre petit être fébrile que le froid est en train de faire de moi. Pourtant, je vais malheureusement devoir me faire violence et me bouger le c*l si je ne veux pas perdre mon lectorat (et foirer mon année de Master aussi, accessoirement) ; c’est donc sans attendre que je vais aller continuer la rédaction de l’article de la semaine prochaine. Essaye de ne pas suivre mon exemple et d’éviter de te faire entraîner dans la spirale infernale de la flemme, on se retrouve bientôt pour du contenu que j’espère bien plus qualitatif. Bonne semaine !

 

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Fiona Gillard

IMPRESSIONS & FAVORIS D’OCTOBRE

     Mais qu’est-ce que c’est que ce mois d’octobre qu’on s’est tapé ?! Franchement, après le bordel météorologique auquel on a eu le droit dernièrement il peut encore exister des climatosceptiques ? Si oui, je veux bien en rencontrer un pour savoir comment il justifie ce qui se passe car personnellement j’ai tendance à m’alarmer (et je ne suis pas la seule, comme en témoigne la multiplication du nombre de Marche pour le Climat organisées récemment) quand il fait presque trente degré à la quinzaine d’octobre ; encore plus quand le temps peut changer d’un jour à l’autre, passant d’un semblant d’été indien à une mascarade d’automne canadien et me provoquant au passage des rhumes persistants insupportables (la meuf fait genre elle s’intéresse à l’environnement alors qu’en fait elle n’en a que pour elle et son petit confort personnel ; elle est belle la jeunesse). Ma peau prend tellement cher avec ces changements de temps incessants que j’ai dû me résoudre à adopter une véritable skincare routine, laquelle consiste à m’appliquer toutes les crèmes hydratantes possibles et inimaginables (dans la limite des stocks disponibles au sein de ma collection restreinte #minimalismeoupresque) sur l’ensemble des zones de mon corps afin d’éviter que ma peau ne tourne à la tendance serpent (ce blog est toujours plus glamour, c’est fou). Sérieusement les ami·e·s, j’ai presque l’impression de devenir une YouTubeuse beauté (à la réflexion, ça pourrait être un plan de carrière envisageable en cas d’échec au CRPE, non..?) tant je vante les mérites de certains produits au quotidien ; j’ai d’ailleurs dû me faire violence pour ne pas en parler au sein de cet article. Bref, c’est entre deux coups de froid que je reviens vers toi pour te présenter mes favoris du mois d’octobre, lequel a été riche en belles découvertes que j’ai eu envie de partager avec toi. Let’s goooo !

     Bon. Impossible de commencer à te parler de mes favoris du mois sans forcer avec ma chère et tendre Coeur de Pirate, dont la mention sur ce blog est aussi régulière que mes digressions dans les parenthèses (mais c’est pas ma faute, ça fait partie de moi et de mon style d’écriture, tu comprends ?). Je sais, j’abuse et suis en train de devenir une véritable fangirl mais je l’ai vue en concert à l’Olympia et ai tellement adoré que je me devais d’en parler. Il faut dire qu’elle a une véritable présence en concert et qu’elle arrive à créer un lien avec son public, ce qui rend l’expérience de la voir en live encore plus cool qu’elle ne l’est de base.

     Honnêtement (mais peut-être pas objectivement car je le suis rarement avec les choses / personnes que j’aime), tout était parfait dans ce concert et ce jusqu’à la première partie (ceci est ma meilleure transition). En effet, celle-ci était assurée par une artiste que je ne connaissais absolument pas, Suzane, et ça a été un véritable coup de coeur. Après ce concert, j’ai été écouter l’ensemble de ces morceaux – qui sont certes au nombre de deux mais qui sont génialissimes – et n’ai pas été capable de les lâcher du reste du mois au point où, quand elle a annoncé qu’elle passerait à la Gaité Lyrique en avril je me suis empressée de prendre ma place (d’ailleurs je n’ai personne pour venir avec moi alors si jamais la chanson ci-dessus te plaît n’hésite pas à te joindre à moi). Sérieusement, je suis vraiment fan de son univers qui est déjanté mais attachant au possible.

 

     On continue avec la musique (et le girl power) avec l’album d’Angèle qui m’a également accompagné pendant l’ensemble du mois. Ca faisait un moment que je l’attendais et je n’ai absolument pas été déçue. Même si je pourrais faire l’éloge de l’ensemble des morceaux de l’album, je préfère m’attarder sur « Nombreux », qui a tout simplement été mon constant mood à l’approche de l’anniversaire des deux ans avec mon mec (❤️). En vrai, moi et mes copines de promo sommes tellement à fond sur Angèle que nous avons décidé d’aller à son concert qui aura lieu en mars. Je suis impatiente d’y être, d’autant plus étant donné que j’ai été au showcase gratuit qu’elle faisait à la FNAC à l’occasion de la sortie de son album et que j’en suis ressortie plus frustrée qu’autre chose tant il y avait du monde et peu de visibilité. Le point positif c’est que ça ne pourra qu’être mieux lors de sa tournée (sauf si des collégiennes se retrouvent à nouveau à côté de moi et décident une fois de plus d’hurler TOUTES les paroles si fort que je n’entends même plus l’interprète originale…). Ca, c’est le genre de choses qui n’arriverait pas dans un concert du prochain groupe dont je vais te parler (et je dis ça par expérience puisque je l’ai déjà vu trois fois en live). En effet, un de mes autres coups de coeur musicaux du mois (entre autre car il y en a eu tellement que j’ai dû faire des choix) est le dernier album de Rise of the Northstar, un groupe de hardcore français aux influences japonaises ; leur dernier album change de leurs précédents et expérimente pas mal de nouvelles choses qui m’ont personnellement conquises. J’ai tellement hâte qu’ils annoncent une tournée pour pouvoir me retrouver au milieu des pogos avec mon presque-coloc, si tu savais !

     Changeons de médias (parce que bon la musique c’est super mais je n’ai pas fait qu’en écouter tout le mois non plus) et parlons de séries. Ce mois-ci, j’ai binge-watché pas mal de choses pour occuper mes soirées en solitaire et essayer de ne pas penser au fait que j’avais constamment froid aux pieds dès lors que la température atteignait les normales de saison. D’autre part, les soirées Netflix en amoureux et entre amis commencent à revenir à la mode maintenant que les apéros sur les quais commencent à ne plus être envisageables, ce qui fait exploser mon nombre de séries favorites du moment. Je m’attarderai néanmoins uniquement sur How to get away with murder et la saison deux de Big mouth, tout simplement parce que j’ai déjà parlé de Westworld, que je continue à regarder avec bae, le mois dernier et ai également déjà fait mention de Lost (dont la dernière saison est en train de littéralement détruire les cerveaux de mon presque-coloc et moi-même). Bref. J’avais déjà regardé les deux premières saisons de HTGAWM il y a quelques années mais c’est ces dernières semaines, lorsque j’ai décidé de me faire l’intégral de la série, que je suis vraiment rentrée dans l’univers. J’ignore pourquoi mais les embrouilles d’avocats et de mafieux me passionnent. Concernant Big Mouth, c’est un dessin animé que j’affectionne particulièrement et dont j’ai trouvé la saison deux bien plus travaillée et profonde que sa précédente, au point que moi et ma binôme de travail envisageons d’en utiliser une séquence pour introduire notre cours portant sur la puberté. C’est pour dire ! Honnêtement, si tu n’as pas encore regardé cette série il va falloir profiter de l’hiver pour rattraper ça car elle vaut le détour !

     Pour finir, je suis actuellement en train de lire le dernier ouvrage de Raphaël Glucksmann, intitulé Les enfants du vide et le trouve aussi brillant que véridique. Je pense ne pas trop t’en dévoiler pour l’instant car je prévois d’y consacrer un article entier dès que je l’aurais terminé. C’est donc ainsi que je te quitte, et te dis à la semaine prochaine pour un nouvel article. J’espère que ta fin de mois sera aussi douce que la mienne (oui, je suis dans un super mood ces derniers temps, le tout sans savoir réellement pourquoi) !

 

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Fiona Gillard

FATIGUE

     On est mardi, il me reste donc deux jours avant la publication de mon nouvel article et pourtant je n’ai rien commencé ; je suis en panne d’inspiration. Ce n’est pas que je sois lassée de t’écrire chaque semaine, loin de là, seulement je suis épuisée, littéralement sur les rotules voire presque morte intellectuellement parlant. Très sincèrement, je troquerais bien quelques années de mon existence avec le diable ou je ne sais quelle incarnation maléfique contre des heures de sommeil en plus ; malheureusement ce n »est pas possible ce qui fait que je suis obligée de subir la fatigue engendrée par mes nuits de quatre heures. Du coup, au détour d’un cours magistral rasoir, je laisse mes doigts frapper sur mon clavier dans un simulacre d’écriture automatique (j’écris des c*nneries au gré de mon inspiration en gros) pour essayer de trouver un sujet pertinent à aborder. Le souci c’est que rien ne vient, ou alors uniquement des sujets qui nécessitent trop de recherches pour que j’ai le temps de les traiter en un laps de temps aussi court, et que ma voisine d’amphi n’a pas d’idées à me soumettre non plus. En même temps, c’est vrai que dès lors qu’il faut faire un effort pour ne pas sombrer dans les limbes du sommeil (lesquelles me rattrapent parfois, au grand dam de mes professeurs qui doivent me prendre pour la moins sérieuse de leurs élèves) il devient difficile d’avoir une réflexion censée et, de ce fait, une quelconque inspiration pour un article. Du coup, je suppose que tu vas en payer les frais en te coltinant un article inintéressant et sans aucune forme d’intérêt cette semaine, soit celui que je suis en train de rédiger ; j’en suis désolée. J’aurais aimé t’écrire des choses passionnantes, le tout dans un français parfaitement maîtrisé qui t’aurais fait crever de jalousie, seulement je n’en ai clairement ni le temps ni la force. Très franchement, j’en suis à un stade où j’attends juste les vacances (avec beaucoup d’impatience je l’avoue) car le rythme de mes cours est assez intense (en même temps je prépare un concours) et que les week-end ne suffisent pas ou plus pour que je récupère complètement. J’ai tellement hâte de pouvoir me poser un peu (même s’il va falloir que je bosse car je dois m’avancer dans mes fiches de révision), de dormir jusqu’à plus tard que 6h30. Encore une semaine et demie à tenir ; vivement les vacances !

 

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Fiona Gillard

NOUS ALLONS TOUS MOURIR ! #SOSCLIMAT

     Je suis énervée – genre vraiment énervée – alors j’ai décidé de passer mes nerfs (mais de façon productive, enfin j’espère) dans cet article ; commençons sans plus attendre. En ce moment, je vois un nombre incalculable de magazines qui font des unes alarmistes sur le climat pour informer la population de l’urgence et l’inciter à changer son mode de vie, lesquelles sont d’ailleurs massivement partagées par mes amis Facebook ce qui rend mon fil d’actualité encore plus politique qu’il ne l’est déjà. Si ces derniers se réveillent tous d’un coup, c’est parce qu’un nouveau rapport du GIEC (le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a été publié ; ce dernier atteste que, si rien n’est fait pour inverser la tendance, le réchauffement climatique aura des conséquences délétères aussi bien pour l’homme que pour la Terre. Tu le sais, l’avenir de la planète est un sujet qui me tient particulièrement à coeur et j’ai déjà rédigé plusieurs billets sur le sujet, dont un directement adressé à l’escroc qui nous sert de Président, pour te sensibiliser et donner des conseils aussi utiles qu’efficaces pour réduire ton impact environnemental (oui, je me jette des fleurs, et alors ?). Pourtant les articles récemment publiés par les médias sur le sujet me dérangent profondément ; je t’explique.

     Mon souci, c’est que nous savons depuis des décennies que le système capitaliste, lequel prône la surproduction pour répondre à la frénésie d’achat qu’il a lui-même encouragé, est mauvais pour la planète et qu’il conduira – à terme – à sa perte sauf que personne, surtout le gouvernement, ne fait rien. Comme le dit Jim Skea, un des chercheurs membre du GIEC : « nous avons remis le message aux gouvernements, nous leur avons donné les preuves, à eux de voir ». En effet, la plupart des gens préfèrent rester dans leur petit confort habituel parce qu’ils ont peur que le changement ne l’affecte ou que les actions à mettre en place soient trop contraignantes (ce qui m’énerve au plus haut point tant c’est faux et égoïste mais ce n’est pas le sujet). De ce fait, il n’y a qu’une minorité qui s’engage, ce qui ne suffit pas à changer les choses (après, de toute façon – désolée de me répéter – ce ne sont pas les actions individuelles et donc à petite échelle qui vont changer véritablement les choses, mais celles réalisées de façon collective). Quant au gouvernement, il ne faut rien attendre de lui puisque ce dernier est contraint de suivre les directives européennes (mais je te propose qu’on aborde ce sujet dans un prochain article pour ne pas tout mélanger, ok ?) et est également plus ou moins aux mains des lobbys surpuissants qui souhaitent rester dans le système actuel pour leur profit personnel et ce même si cela entraîne le déclin voire la chute de l’humanité (oui, je suis pro théorie de l’effondrement).

     Du coup je trouve ça bien beau que les médias fassent des articles pour nous dire de consommer moins de plastique, de devenir végétariens et de ne plus faire d’enfants mais c’est encore une fois faire croire à la population que c’est à elle de faire le plus gros des efforts alors que les plus importants, ceux qui feront une vraie différence, doivent être faits par le gouvernement à coup de réformes salvatrices (je tiens à mentionner que des actions collectives comme le fait de boycotter les marques problématiques peuvent fonctionner, mais c’est un processus lent qui nécessite du temps que nous n’avons plus). Celui-ci n’en fait néanmoins rien et préfère envisager de faire migrer l’élite sur Pluton plutôt que de sauver la Terre qui nous accueille depuis le commencement de l’humanité. En vrai je trouve que c’est quand même dingue de se dire que nous vivons dans un monde où les YouTubeurs sont plus engagés que les politiciens dans les actions environnementales nécessaires à la survie de notre espèce, non ? Parce qu’on ne va pas se mentir, pour l’instant j’ai l’impression qu’ils sont les seuls à essayer de faire quelque-chose avec le projet Il est encore temps, qui a donné naissance à un site Internet très instructif.

     Enfin bref, c’est l’hypocrisie des médias, que j’ai retrouvé dans chacun des articles que j’ai pu lire sur le sujet, qui me donne envie d’hurler ; dedans, ils culpabilisent ceux qui subissent les mauvaises actions de leurs représentants en plus d’arriver beaucoup trop tard. C’est vrai ça, où étaient Libération, Le Nouvel Obs et compagnie il y a vingt ans, soit quand on avait encore le temps d’agir ? On nous annonce maintenant que nous n’avons plus que cinq ans et quelques pour empêcher la génération de nos enfants de vivre dans un remake de The 100, comme si il était possible de changer drastiquement le fonctionnement mondial en si peu de temps. Je trouve ça au mieux utopiste, au pire complètement stupide ; j’en viens d’ailleurs presque à attendre impatiemment la fin du monde pour être débarrassée de toutes ces conneries. Du coup, pour conclure, continuons à faire des petits efforts (lesquels ne consistent pas à partager des articles stupides sur Facebook pour se déculpabiliser de son empreinte écologique à ch*er, sorry not sorry) et à informer les gens de notre côté, le tout en bottant le c*l de nos gouvernements pour faire changer le système. Elevons nos voix pour faire changer les choses, notamment lors de la marche de samedi, et cessons de fermer les yeux sur les comportements néfastes. A la semaine prochaine pour un sujet un peu plus gaie, et peut-être à samedi si jamais tu arrives à me retrouver dans la foule.

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Fiona Gillard