OUI, LES REGIMES ALTERNATIFS SONT ADAPTES A TOUS (LES VALIDES)

Ayant publié plusieurs articles sur le végétalisme en peu de temps, j’aurais aimé avoir votre avis sur la fréquence de publication d’écrits de ce genre que vous souhaiteriez que j’adopte, afin de ne pas vous matraquer avec un sujet qui ne vous intéresse pas plus que cela. N’hésitez donc pas à répondre à ce sondage ou à me dire en commentaire si vous trouvez que j’en parle trop ou non.

      Selon Patrick TOUNIAN, professeur en nutrition reconnu, «l’exclusion des produits d’origine animale du répertoire diététique des enfants, tout particulièrement le lait et les produits carnés, entraîne inexorablement des carences nutritionnelles à l’origine de séquelles irréversibles pour le restant de leur existence». Il considère donc le végétarisme et le végétalisme comme une forme de «maltraitance nutritionnelle» (ce qui, si je peux me permettre, est un comble de la part de quelqu’un qui incite les parents à emmener leurs enfants au Mc Donald’s régulièrement dans son ouvrage L’Alimentation de vos enfants. Enquête sur le marketing et les idées reçues).

      Cette idée que les régimes alternatifs ne sont adaptés que pour certaines tranches de la population est malheureusement assez répandue au sein de notre société. Effectivement, lorsque l’on rentre dans ce débat, les personnes avec qui nous dialoguons en viennent souvent à citer les enfants en bas-âge ou encore les sportifs comme exemple montrant que ce ne sont pas des régimes voués à devenir universels car ils considèrent qu’une alimentation végétarienne ou végétalienne serait nuisible au bon développement de ces individus aux besoins spécifiques. On ne peut blâmer cette méconnaissance, qui est due au fait que les différentes entreprises agro-alimentaires font de la désinformation à ce sujet dans le but de continuer à vendre leurs produits à grande échelle, par contre on peut dénoncer le fait que certains scientifiques, comme nous l’avons déjà vu avec TOUNIAN, ont pris parti dans ce débat, le tout sans le maîtriser puisque de nombreux sportifs comme Serena WILLIAMS ont adopté le régime végétalien, en déclarant notamment qu’il était « fortement déconseillé » d’adopter ce mode de consommation qui constitue une « doctrine destructrice » avant la fin de sa croissance (propos tenus par le chef du service nutrition et gastroentérologie pédiatriques de l’hôpital Trousseau).

       Dans le but d’apporter une réponse réfléchie et basée sur des faits scientifiques aux détracteurs des régimes alternatifs, The American Academy of Nutrition and Dietetics (L’Académie de nutrition et de diététique américaine, pour les non-anglophones) a décidé de subventionner une étude à ce sujet. Le rapport de cette dernière, publié dans leur mensuel de décembre, vient mettre un terme aux clichés en affirmant que « le végétarisme et le véganisme sont appropriés à tous les âges de la vie, comprenant la grossesse, l’allaitement, le stade nourrisson, l’enfance, l’adolescence, le troisième âge, ainsi que pour les sportifs ». Il va même plus loin en disant que « les régimes végétariens bien organisés, y compris vegan, sont sains et adéquats sur le plan nutritionnel et pourraient fournir des avantages dans la prévention et le traitement de certaines maladies ». Etant particulièrement sensible à cette question mais également heureuse d’enfin avoir une référence précise à citer lorsqu’on me prends à parti en me demandant si je « forcerai » mes éventuels futurs enfants à adopter le même régime que moi, j’ai décidé de vous résumer les résultats de ladite étude :


       Dans son rapport, l’association américaine évalue les inconvénients puis les avantages des régimes alternatifs. Elle ne nie donc pas le fait que ce sont des modes de vie imparfaits (comme tous en soit) et reconnaît que les risques carences existent, notamment en vitamine B12, en zinc, en iode, en fer, en calcium et en Omega 3. Pour autant, l’article ne conclut pas à des effets néfastes importants sur la santé compte tenu du fait que les carences ne sont pas sévères et qu’elles peuvent être comblées avec des compléments alimentaires (naturels, comme le tempeh, les algues et les levures, ou bien sous forme de médicaments). En effet, selon The Academy of Nutrition and Dietetics, les risques éventuels d’un régime végétarien ou vegan sont inférieurs aux bénéfices qu’ils apportent la santé puisqu’ils contribuent à éviter les risques de surpoids, d’hypertension, de cholestérol ou encore de diabète. Elle va même plus loin en confirmant une rumeur qui circule depuis quelques années, qui est que les probabilités de contracter un cancer pour les végétar/liens sont dix-huit fois moins élevées que pour les omnivores.

L’association américaine montre donc, par cette étude, qu’un enfant peut être en bonne santé tout en suivant un régime végétarien ou végétalien à partir du moment où il est allaité par sa mère pendant les six premiers mois de sa vie. Ensuite, il est possible de le nourrir en fonction de nos idéaux sans que cela ait de répercussions sur sa santé (il est néanmoins conseillé de faire attention à ce qu’il ne développe pas de carences, comme il est important de le faire avec n’importe quel régime alimentaire). Voir des études impartiales car non financées par les industries agro-alimentaires fait plaisir car cela montre une certaine évolution dans les mentalités (comme j’en parlais dans mon article « Vers une vie plus éthique ») et laisse présager un bel avenir pour les régimes alternatifs qui ne cessent de se développer, ce qui fait du bien à la planète comme aux personnes qui se lancent.

Ressources utilisées pour la rédaction de cet article :

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Fiona GILLARD

VERS UNE VIE PLUS ETHIQUE

     Le Mahatma GANDHI était persuadé que « l’évolution spirituelle implique, à un certain moment, d’arrêter de tuer les êtres vivants que sont les animaux simplement pour satisfaire nos désirs physiques ». Cette pensée, fortement ancrée dans la culture hindoue puisque les animaux y sont vénérés et considérés comme l’égal de l’homme était assez minoritaire en occident et ce jusqu’à récemment. Dernièrement, il me semble que nous sommes en train d’assister à un changement progressif dans les mentalités, comme si nous étions en pleine période de transition au cours de laquelle l’occident commence (enfin) à comprendre que l’humanité ne pourra pas perdurer si nous ne changeons pas notre mode de vie de façon durable. Ainsi, de plus en plus de personnes s’engagent et témoignent de leurs expériences en tant que flexivore, végétarien, végétalien, vegan ou bien même d’éco-responsable. De plus, on assiste à une émergence d’articles sur les bienfaits de ces modes de vie ainsi que d’ouvrages de recettes permettant d’éviter certaines carences qui pourraient se développer à long terme, ce que je trouve extrêmement positif. En effet, si les médias commencent à parler de ces modes de vie – encore qualifié d’ « alternatifs » – ces derniers atteindront un public plus large et pourront, de ce fait, se développer à une plus grande échelle puisque pour qu’une idée soit popularisée, il est nécessaire qu’elle fasse parler d’elle. Il ne faut donc pas confondre « effet de mode » et « prise de conscience » insufflée par la médiatisation d’une idée.

     Quitte à aborder le sujet des régimes « alternatifs », autant commencer par reprendre les bases – parce que chaque définition ne parle pas forcément à tout le monde – en récapitulant ces différents régimes alimentaires et leurs spécificités. Je ne m’attarderai néanmoins pas sur ce qui concerne le port de fourrure, de laine, ou encore de cuir ou bien l’utilisation exclusive de produits « cruelty-free » (littéralement « dénués de cruauté ») car il me semble que chacun fait en fonction de ses convictions et de ses moyens ; il ne me parait donc pas choquant qu’un flexivore refuse de porter du cuir tandis qu’un végétalien n’ait pas de problème à porter de la laine (Coline et Didi en ont d’ailleurs parlé suite à de multiples critiques qu’ils ont reçu, je ne peux que vous conseiller de regarder leurs vidéos qui incitent à la tolérance et au respect des convictions de chacun).

  • Omnivore : se dit d’une personne qui mange « normalement » selon les critères actuels, c’est-à-dire qui consomme des produits issu de l’exploitation animale sans modération ;
  • Flexivore : se dit d’une personne qui a décidé de réduire sa consommation de viande et de poisson sans arrêter d’en manger complètement ;
  • Végétarien : se dit d’une personne qui a décidé de ne plus consommer de viande et de poisson ;
  • Végétalien : se dit d’une personne qui a décidé de ne plus consommer aucun produit animal ou issu d’un de ces derniers, ce qui signifie qu’elle ne consomme plus de viande, plus de lait, plus de miel, de beurre etc ;
  • Vegan : se dit d’une personne végétalienne qui a décidé, en plus de la modification de son alimentation, de changer son mode de consommation en n’achetant plus aucun produit ayant nécessité l’utilisation d’un élément animal comme des chaussures en cuir, des produits utilisant de la colle contenant de la graisse animale etc.
Zoodles with mushrooms

Nouilles aux champignons et à la courgette, le tout agrémenté de basilic

     Ces différents régimes qui, comme vous l’avez compris, sont assez variés et impliquent tous de renoncer plus ou moins radicalement au mode de vie avec lequel nous avons grandit – le tout pour des raisons politiques ou tout simplement éthiques – est encensé par les experts. En effet, de multiples études (qui ont évidemment été ignorées puisqu’une partie de la population préfère s’empoisonner en allant dans des fast-foods tous les deux jours par flemme de cuisiner plutôt que de changer très légèrement son mode de vie pour vivre plus longtemps) ont prouvées que manger de la viande trop régulièrement était très mauvais pour le corps humain et que cela augmente le risque de maladies cardiovasculaires mais également de cancer du sein pour les femmes. De plus, il faut prendre conscience que ces modes de vie permettent une relative récupération de l’espace qui devient de plus en plus difficile à trouver au vu de l’augmentation constante de la population mondiale et de son envie d’accroître sa puissance (j’y consacrerai un article entier prochainement si le sujet vous intéresse, n’hésitez donc pas à me faire savoir si cela vous plairait).

     Pour ma part, j’ai passé le cap et me suis convertis – choisir un terme connoté religieux n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus approprié et risque d’attirer les réfractaires qui considèrent que tout régime « alternatif », est une secte mais le fait est que remettre en cause l’éducation alimentaire à laquelle nous avons été habituée relève plus d’une conversion que d’une simple décision prise sur un coup de tête – au cours de l’été et tente, depuis ce jour, de consommer de façon respectueuse de tous les êtres-vivants ainsi que de manière éco-responsable. Je ne consomme donc plus de viande, de poissons, minimise les oeufs et les laitages et tente d’acheter un maximum de produits locaux pour éviter la pollution que provoque l’importation. Cette transition résulte d’une prise de conscience des conditions de vie dans lesquelles sont élevés et abattus les animaux destinés à la production de denrées alimentaires ou bien d’objets du quotidien. Depuis ce jour, il m’est devenu impossible de consommer de la chair animale et très difficile d’acheter un produit issu de la souffrance de ces derniers, ce qui inclus les produits laitiers, les vêtements ou encore les cosmétiques. Cela ne m’empêche pas de cuisiner de la viande pour mes proches omnivores, simplement je refuse de participer au financement du système d’élevage et d’abattage des animaux ainsi que de consommer les restes d’un ancien être-vivant, je n’en achète donc pas et me refuse à en manger. D’autre part, j’ai décidé de limiter le port de vêtements ou bien de chaussures en cuir et laine car je pars du principe que si je refuse de manger des animaux, je ne vais pas les porter sur moi pour me couvrir. Je n’ai néanmoins pas jeté les biens que je possédais auparavant et continue de m’en servir, seulement je n’en achèterai plus – sauf dans les friperies car c’est écolo. Evidemment, pour poursuivre dans la même logique, je n’utilise plus aucun produit testés sur les animaux – ce qui est mine de rien assez difficile à trouver ; heureusement que le fantastique site maviesanscruaute.fr propose une liste très complète de produits « cruelty-free » disponibles dans le commerce – ce qui n’est pas une mince affaire puisque, pour être vendus dans certains pays comme la Chine, un produit doit systématiquement avoir été testé sur les animaux, ce qui élimine pas mal de grandes marques. De plus, certaines entreprises se donnent une image écolo et « cruelty-free » alors qu’elle appartiennent à de gros groupes qui n’hésitent pas à importer des produits qui viennent du bout du monde et à les tester préalablement sur certains animaux (je vous laisse jeter un œil à la vidéo de La Cosméthèque qui porte sur ce sujet afin d’en savoir plus et d’avoir un début de réflexion sur s’il faut continuer d’acheter leurs produits ou non). En somme, il faut être vigilant.

     Cette transition fut, pour moi, assez simple car elle s’est faite naturellement : une fois la prise de conscience faite et la nouvelle annoncée à mes proches, je n’ai plus mangé une seule bouchée de nourriture animale et ai cessé tout comportement qui ne correspondait pas aux valeurs que je défends. Je pense toutefois que je suis une exception au vu de ce que j’ai pu lire ou bien de ce que m’ont rapporté mes amis (Margaux a d’ailleurs fait une excellente vidéo sur son combat pour devenir végétarienne, tout comme La Cosméthèque qui parle quant à elle du véganisme. Si vous essayez de changer votre mode de consommation et que vous avez du mal à le faire, je vous conseille ces deux chaînes qui m’ont pas mal guidées au cours de mon propre parcours), c’est donc pour cela que j’ai décidé de consacrer l’article d’aujourd’hui aux régimes « alternatifs » qui m’ont, pour ma part, permis de vivre de façon plus éthique et plus en accord avec ma façon de penser. En effet, étant donné que ces modes de vie ont tendance à se développer, il me paraissait donc pertinent d’y consacrer quelques lignes afin de montrer quelles sont les conséquences de ces régimes sur l’homme mais aussi sur la planète lorsqu’ils sont pratiqués à grande échelle, à la fois pour informer ceux qui ne s’y connaissent pas vraiment sur le sujet mais aussi, pourquoi pas, pour motiver certains qui auraient envie de faire leur propre transition mais qui ont du mal à y parvenir.

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Fiona GILLARD

SORTIR DU SILENCE

  • Cet article est dédié à Kenny, Anthony, Radj, Hervé, Florian, Rebecca, Pauline et Soah, dont la parole me fait me remettre en question chaque jour pour devenir une personne meilleure.

           Longtemps, j’ai essayé d’écrire pour convaincre ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi, les sceptiques comme je les appelais. Je souhaitais leur montrer la voie que je pensais la meilleure à suivre et me lançais dans des débats interminables face à des personnes qui ne partageaient pas mon point de vue et qui ne souhaitaient pas ne serait-ce qu’essayer de le comprendre. Mon but était d’éduquer la masse, car je me voyais comme un esprit éveillé qui détenait la Vérité, et je restreignais mon écriture aux sujets que je considérais comme utiles. En somme, je me forçais à rentrer dans une case, une façon de penser bien précise pour ne pas me contredire, le tout dans le but de transmettre une parole que je voyais comme salvatrice. Seulement un jour je n’ai plus pu ; je me suis rendue compte que j’étais aussi enfermée dans mes idées que ceux que je méprisais, que je limitais ma réflexion au lieu d’essayer de la développer et que je m’enfermais dans des idéaux qui ne me ressemblaient finalement pas tant que ça. Une fois cela réalisé, je n’ai plus voulu écrire, me voyant comme quelqu’un d’hypocrite qui juge les autres sans jamais se remettre en question elle-même. Je suis donc rentrée dans une phase de retrait pendant laquelle je me suis efforcée d’observer ce qui m’entourais ; je continuais de militer chaque jour de mon existence pour les causes qui m’importaient, mais en silence, loin des réseaux sociaux ou des médias en général. Au quotidien, j’observais le monde dans lequel je vivais, de plus en plus persuadée que peu importe ce que je pourrais dire ou faire, rien ne changerait. Pour moi, l’humanité courrait à sa perte et il était impossible d’inverser le cours des choses. Il ne me restais plus qu’à m’asseoir sur un banc pour observer le monde s’autodétruire en me répétant que j’ai essayé de le prévenir des dangers qu’il courait. Pour résumer, j’étais dégoûtée par la décadence de la pensée que j’observais, car j’étais toujours coincée dans un mécanisme de jugement d’autrui. Ca m’a pris du temps mais j’ai réussi à me débarrasser de ces mauvais réflexes, grâce à de fabuleuses rencontres que j’ai pu faire et qui m’ont ouvert les yeux. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir dire que je suis sortie de ce cycle infernal : je n’émets plus de jugement. J’ai un avis qui m’est propre, qui n’est affilié à aucun parti politique ou à aucun courant de pensée en particulier et le partage avec ceux qui souhaitent m’écouter. Je n’essaye plus d’imposer mon avis et prends le temps d’écouter les autres afin de voir ce qu’ils ont à m’apporter. Soit, je suis toujours profondément dégoûtée par la société malsaine dans laquelle nous vivons mais je suis animée par l’espoir, ce grâce aux personnes que je rencontre. J’en suis désormais persuadée, un jour le monde dans lequel nous vivons changera. Les personnes qui veulent mettre un terme à cette vie qui est régie par l’argent et où une élite gouverne tout le reste de la population prendront officiellement la parole et se feront entendre. Ne renonçons donc pas à nos idées et exprimons les, toutes autant qu’elles sont, dans le respect d’autrui car « tu peux faire changer les choses, tu peux faire changer les mentalités, il ne faut pas que tu te stoppes à chaque obstacle (…) sinon ils auront gagné et tu perdras tous tes rêves de changement » (extrait d’un message d’Anthony, qui m’a soutenu pendant les moments où je n’avais plus vraiment d’espoir concernant le futur). Voici ma nouvelle ligne directrice, que j’espère que vous apprécierez.

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Fiona GILLARD